John Wayne n'a jamais été un grand nom du Dancehall. D'accord, il a sorti "Call the Police" , sa version du Sleng Teng en 1985. Mais qui n'avait pas, à cette époque, sa version du Sleng Teng? Pas un "chanteur légendaire" donc, comme certains médias spécialisés l'ont nommé, mais plutôt une révélation qui a fait un hit sur un riddim qui a donné naissance à au moins une centaine d'autres.
John Wayne était un homme du Waterhouse-posse, parfois également appelé Firehouse durant cette époque turbulente. Le Waterhouse-sound était surtout connu pour ses chants de qualité et improvisations sonores réalisés par Michael Rose, Hugh Mundell, Don Carlos, Junior Reid et Yami Bolo. Mais John Wayne était plutôt un Toaster simple, à peine reconnaissable de ses nombreux collègues aujourd'hui oubliés. Dans ma collection il brille une fois: sur le 12" 'Jamming n the streets' de Sugar Minott sur Wackies.
Dans "Dancehall - The Rise of Jamaican Dancehall Culture" de Neth Lesser, on trouve seulement des photos de John Wayne: une avec Junier Reid et une sur un vélo devant les speakers de King Jammy. Il porte un short jaune, un maillot rayé rouge et blanc, et un chapeau rouge avec une sphère noire , pon top.
Une dernière chose: il n'est pas établi que le John Wayne Jamaïcain se soit réellement appelé ainsi, mais il y a des chances que ce soit le cas. Le "vrai" Clint Eastwood avait bien essayé d'attaquer le Clint Eastwood de General Saint en justice, sans obtenir gain de cause. Il reste en effet un Clin Eastwood Jamaïcain, et il ne manie pas le pistolet, c'est un toaster .
