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Dead & gone: John Wayne (not the cowboy)
Roots & CultureJan 30, 2014

Dead & gone: John Wayne (not the cowboy)

By Jah Shakespear

Le seul John Wayne que nous connaissions dans les années 80 était une star du cinéma américain et non la moindre, réel stéréotype du  héros de western. Mais il y avait également un John Wayne Jamaïcain, un DJ, tout comme il y avait aussi un Clint Eastwood, et Dillinger, et (Dennis) Alcapone. "Boys will be boys" et ça se ressent dans les pseudos qu'ils se choisissent.

John Wayne n'a jamais été un grand nom du Dancehall. D'accord, il a sorti "Call the Police" , sa version du Sleng Teng en 1985. Mais qui n'avait pas, à cette époque, sa version du Sleng Teng? Pas un "chanteur légendaire" donc, comme certains médias spécialisés l'ont nommé, mais plutôt une révélation qui a fait un hit sur un riddim qui a donné naissance à au moins une centaine d'autres.

John Wayne était un homme du Waterhouse-posse, parfois également appelé Firehouse durant cette époque turbulente. Le Waterhouse-sound était surtout connu pour ses chants de qualité et improvisations sonores réalisés par Michael Rose, Hugh Mundell, Don Carlos, Junior Reid et Yami Bolo. Mais John Wayne était plutôt un Toaster simple, à peine reconnaissable de ses nombreux collègues aujourd'hui oubliés. Dans ma collection il brille une fois: sur le 12" 'Jamming n the streets' de Sugar Minott sur Wackies.

Dans "Dancehall - The Rise of Jamaican Dancehall Culture"  de Neth Lesser, on trouve seulement des photos de John Wayne: une avec Junier Reid et une sur un vélo devant les speakers de King Jammy.  Il porte un short jaune, un maillot rayé rouge et blanc, et un chapeau rouge avec une sphère noire , pon top.

Une dernière chose: il n'est pas établi que le John Wayne Jamaïcain se soit réellement appelé ainsi, mais il y a des chances que ce soit le cas. Le "vrai" Clint Eastwood avait bien essayé d'attaquer le Clint Eastwood de General Saint en justice, sans obtenir gain de cause. Il reste en effet un Clin Eastwood Jamaïcain, et il ne manie pas le pistolet, c'est un toaster .

Dead & gone: John Wayne (not the cowboy)

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Jah Shakespear
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Il écoute du reggae depuis 1977, écrit à ce propos professionnellement depuis le début des années '80 (De Morgen, De Standaard, P-Magazine, Highlife et de nombreux autres périodiques) et a créé ce site en 2002. Auteur de 'De Rasta Revelatie' (2008) et 'In Het Spoor Van De Keizer' (2016).

Genres

Dancehall

Published

Jan 30, 2014