Reggae.be
10 years of Reggae.be: 25 years of Beljam history
Roots & CultureOct 17, 2012

10 years of Reggae.be: 25 years of Beljam history

By Jah Shakespear

10 jaar Reggae.be: een mooie aanleiding om terug te blikken op een kwarteeuw reggae news in Beljam.

commencement, il y avait Ridim, le premier magazine de reggae en Belgique.  Le numéro Un est paru en février 1986.  Sur sa couverture, on retrouvait les Gladiators.  Les autres gros titres concernaient : Sly & Robbie, Dean Fraser, Prince Buster et le Sunsplash. L'édito affirmait que  « Le reggae a fait son deuil de la mort de Bob Marley » et appuyait cette affirmation par des interviews de Robbie Shakespeare, Prince Buster, Dean Fraser et Ini Kamoze et des compte-rendu de concerts, comme le Sunsplash 1985 dans l'Arenahal, avec le Taxi Gang au grand complet, Gregory Isaacs, Paul Blake et les Bruxellois du groupe Seven Roots, que tout le monde semble avoir oublié. Dans ce premier magazine Ridim, on trouvait également un article sur le riddm Hot Milk et un autre sur les cuivres dans le reggae, des critiques d'albums (Sugar Minott, Stalag 17-18-19, Coco Tea, Burning Spear…), et de courtes histoires dans la rubrique Reggaerama : dans ce cas-ci celle de Gaba Longsize , un des meilleurs DJ's d'Anvers qui était parti à New York.  Celui-ci y explique comment, avec son acolyte Sensi Peter, ils avaient fait envoyer des centaines de disques Studio One vers la Belgique, comment s'est déroulé le 50eme anniversaire de Roland Alphonso,  il nous parle des caves de Studio One à New York, d'une rencontre avec les Blues Busters et de celle avec la fille de Coxsone qui lui avait alors offert un LP de 'Ride me donkey'. Hé oui, à l'époque, le reggae était réellement passionnant.  C'était longtemps avant que tout le monde n'ait un ordinateur chez soi.  A l'époque, même le CD n'avait pas encore fait son apparition dans la boutique de disques de Gaba Longsize, le King's Toon.   Ridim, pour son époque, avait somme toute belle allure.  On pourrait même dire qu'il avait un aspect un peu futuristique.  Lui Lucky (Lucas Zwinnen, père de Crucial Alphonso) avait créé son style graphique à l'aide des premiers programmes de mise en page, encore un peu primitifs, mais cela donnait un résultat assez authentique.  Les réflections de couleurs rouge, jaune et verte sur la couverture et dans le feuillet central contrastaient avec les illustrations et photos en noir et blanc des autres pages.  La rédaction de ce fanzine était composée de  Karel 'Ras Antonius' Liebaers (connu pour son 'This station rules the nation' sur Radio Capitale et  sur FM Bruxel), Walter Meersman et Karl (sic) Michiels. Nous n'avons sorti que 4 numéros de Ridim.  Sur la Une, il était écrit « Paraît régulièrement », ce qui fait toujours bien.  Mais en juillet 1988, c'était déjà le dernier numéro qu'on retrouvait dans les rares magasins qui vendaient du reggae.  Ziggy Marley, Mutabaruka, Burning Spear, Mighty Diamonds, Sugar Minott, Ruud Gullit (!): ce n'étaient pas les noms et les sujets qui faisaient défaut.  Mais vous savez comment va la vie.  Les enfants, le travail, la maison,… et puis voilà, plus assez de temps pour écrire pour un fanzine et le diffuser.  Avec son prix de vente à 85 francs (2 euros), il était aussi probablement trop cher pour un magazine en noir et blanc, mais il nous était impossible de faire moins cher et puis il rassemblait une masse d'informations qui n'étaient disponibles nulle part ailleurs chez nous. Au cours des années nonante, les fanzine étaient les seuls médias qui se concentraient sur des subcultures comme le punk, le métal, le reggae, etc... J'ai pour la première fois eu une accès à Internet en 1996.  C'était chez un ami qui était tellement enthousiaste des débuts de l'Internet qu'il m'a donné envie de l'essayer tout de suite.  « Ecris juste le nom d'un artiste, et je parie que tu trouveras plus d'informations sur Internet que tu n'en as jamais vu dans ta vie. » Et en effet, quelques minutes plus tard (ça semble lent maintenant, mais à l'époque ça nous semblait d'une vitesse !), est apparue devant mes yeux une longue liste d'articles, dont je n'avais pour la plupart aucune connaissance.  J'ai même fait imprimer cette liste (sur une imprimante matricielle), pour prouver mes dires en rentrant à la maison ! Heureusement, pendant cette décennie, nous avions encore le magazine Rockers, de 'Natty' Matty Haezen.  A lui seul, il est parvenu à en sortir 28 numéros.  Ce magazine avait moins de couleurs et de visuels que le nôtre, n'était pas imprimé mais photocopié, mais contenait malgré tout des informations récentes et de première main, à côté d'articles plutôt historiques.  Les textes étaient signés des mains de Natty Matty lui-même, de Ras Phil (= Feel), de Back To Bass, de Crucial P. et de Karel Michiels.  On y retrouvait les hitparade, des critiques, des nouvelles, le tout en 36 pages en format A5.  Tout comme le Ridim, on y retrouvait un peu de pub : l'habituel Arlequin, disquaire bruxellois, et Munich Records, le plus gros distributeur du Benelux, et d'occasionnels organisateurs de concerts comme l'AB ou 5voor12.  Nous n'avons jamais craché sur un peu de publicité, sur reggae.be non plus, tant que celle-ci concerne directement la musique que nous voulons promouvoir. Rockers était tiré à 300 exemplaires à ses débuts en 1991.  A la fin des années '90, il avait atteint les 1000 exemplaires et était devenu LE média de la scène reggae belge.  En 1999, nous avons donné un coup de relooking au magazine : une couverture en couleur, de nouveaux graphismes, des plus gros annonceurs aussi…  Les ingrédients rédactionnels restaient les mêmes : interviews, histoire, des news variées dans la rubrique Tam Tam, des critiques d'albums (la rubrique 'Fresh & Clean', un nom que j'ai longtemps continué à utiliser sur mon site par la suite), des articles sur des concerts ('Keep on movin', toujours en cours sur Reggae.be) et bien sur l'agenda, de plus en plus étoffé au fur et à mesure des années.  Ce qui était remarquable est que Rockers s'attachait à couvrir tous les sous-genres du reggae : on parlait aussi bien du dancehall avec ses lyrics 'slacks' et ses gun talks que du nu-roots de Sizzla et Anthony B ou encore de Studio One, de Coco Junior, de dub digital ou de Stepper anglais.  Ce principe de base est également celui que nous appliquons sur reggae.be.  Sur la couverture du Rockers nous annoncions d'ailleurs : 'Roots and culture, reasoning, charts, dancehall'. Nous avons sorti 8 numéros du Rockers, d'abord il était bimensuel puis trimestriel puis… A la base il était distribué partout en Flandres, à Bruxelles et aux Pays Bas.  Attention, on parle bien des magasins de disques de ces régions.  Le nombre de libraires vendant notre magazine était très limité.  Le prix était d'abord de 40 francs, puis il est passé à 60 francs.   De grosses maisons de disques comme V2 Records et Universal, de même que de nombreux festivals qui programmaient du reggae, nous envoyaient de belles publicités en quadrichromie.  Les articles et reportages sur rastafari côtoyaient de textes scientifiques sur les thèmes du pum pum et du punnaany (copyright Julius Irving).  Nous avons eu en couverture Beenie Man, Barrington Levy, Lee Scratch Perry, Bob Marley, Bim Sherman et Rohan Lee. Nos contrées n'avaient jamais connu un magazine reggae aussi beau et aussi abouti.  Le dernier numéro, le 36eme, est sorti en mai 2001, précisément vingt ans après la mort de Bob Marley, (lui-même mort à 36 ans – natural mystic!) Entretemps, le 21e siècle avait frappé à la porte.  Même l'éditeur du magazine Rockers, l'European Reggae Foundation (ERF) avait maintenant un site web, même si la rédaction n'y avait pas encore de pages propres.  Et on ne parlait pas encore d'interactivité non plus.  Le site présentait juste ce que l'ERF avait à proposer (management de quelques artistes, dont Rohan Lee, promotion, organisation,…) mais pas d'informations ou d'actualités. Quelque part pendant l'été 2001, un des membres d'ERF a eu l'idée lumineuse de vérifier si le nom de domaine www.reggae.be était encore disponible.  Et il l'était !  Pour 1000 francs par an (25 euros), nous pouvions nous approprier le nom.  Nous n'avons pas hésité un instant.  Au départ, ce site restait couplé au site de l'European Reggae Foundation mais à partir de janvier 2002, il s'est envolé de ses propres ailes, recevant sa propre home page.  Nous avons alors choisi des armoiries rasta assez chevaleresques, illustration qui m'avait été offerte par le chanteur des Mystic Revelation of Rastafari dans sa cabane de Rae Town. Au cours de sa première année d'existence, le site n'était qu'un forum amélioré, un endroit où tout un chacun pouvait réagir librement aux messages et annonces que nous y postions.  De tous ces échanges, il ne reste rien.  Sauf si quelqu'un a pris le temps de tout imprimer, ce qui est peu probable.  Sur ce proto-site, il n'y avait pas non plus d'images. En 2002, nous avons transposé les rubriques du feu magazine Rockers au site : Fresh & Clean, Keep on movin', One step forward.  Cela sonnait un peu mieux que Critiques, Compte rendus ou Agenda.  Je trouve d'ailleurs dommage que ces belles appellations aient maintenant disparu du site, mais je ne suis pas le seul à en décider. Le tout premier article sur un concert (10 février 2002) parlait de la visite de Mr Vegas et Ward 21 au VK à Bruxelles et était intitulé 'La nouvelle génération'.  Les toutes premières critiques de CD ? The Internationals, Lee Perry, Zion Train, Jah Shaka, UB40 ('Fathers of reggae') et le très classique Various Artists. Je ne les ai pas comptées (ça serait un travail pour Jah Rebel je pense) mais nous avons surement du en publier un millier depuis ! Et des centaines d'interviews, articles, reportages,…  L'avantage du site tel qu'il est maintenant c'est que tout y reste archivé, tant que le site perdure.  Les vieux numéros de Ridim et de Rockers sont devenus des collectors.  Les articles sur reggae.be resteront pour des siècles peut-être, même si c'est quelques part au fond d'une mémoire informatique. Au fur et à mesure des années, le site a évolué.  Cela explique que certains articles soient mal datés ou que le layout soit parfois un peu de travers.   L'évolution la plus importante a eu lieu en 2010 : reggae.be a allié ses forces aux forums de Civalizee Foundation et de Beljam Massive ainsi qu'avec le site antwerpmassive.be.  Il était temps car Jah Shakespear et Jah Rebel, les principaux rédacteurs de reggae.be, n'étaient pas adeptes de dancehall, qui est pourtant la musique la plus populaire qui ait jamais été produite en Jamaïque.  A côté du public roots traditionnel, une nouvelle génération de fans était née dans les années '90 et 2000, à laquelle reggae.be n'avait pas eu l'occasion d'accorder son attention.  Avec l'arrivée de Mikey G et de Natty Shakespear Jr, ce vide était comblé.  Les anciens rédacteurs pouvaient continuer à se concentrer sur ce qu'ils maîtrisaient le mieux et les nouvelles recrues s'occupaient de nouveautés et de dancehall.  La même année, Irie Nation est devenu notre premier collaborateur francophone fixe marquant une ouverture vers le public bruxellois et de Wallonie.  On peut nous taxer de vieux-jeu ou nostalgiques, mais la Belgique existe, et l'unité entre les massive du Nord et du Sud est primordiale pour nous ! Nous tentons au maximum de publier tous les articles aussi bien en français qu'en anglais, les interviews restent en général en VO, en anglais donc pour la plupart.  Nous travaillons donc avec plusieurs traducteurs bénévoles.  La page concours du site est maintenant complètement automatisée et attire plusieurs milliers de visiteurs par mois.  Les revenus générés par les bannières publicitaires (surtout de la promotion de concerts et festivals) permettent de payer pour la maintenance du site.  La communauté des membres inscrits sur le site, groupes, sound systems et organisateurs, regroupe plusieurs centaines de personnes.  Reggae.be est une organisation qui fonctionne maintenant de manière presque professionnelle et le site en est notre meilleur exemple. Natty Matty est maintenant pensionné et Lui Lucky ne compose plus de fanzines depuis bien longtemps.  Ras Phil (= Feel) se fait encore régulièrement entendre via le forum et officie encore comme MC de Jah Shakespear.  La nouvelle génération a repris le flambeau : je vous réfère à la page des membres de la rédaction pour faire leur connaissance.  La force et l'enthousiasme de ces jeunes rédacteurs me procure un plaisir immense.  Je pense qu'il ne doit pas y avoir de nombreux endroits de par le monde où l'on écrit autant sur le reggae que chez nous en Beljam !  Depuis les années '80 et '90 sur papier et depuis 2002 sur Internet. And the story of Jamaican music goes on.

In het begin was er Ridim, het eerste reggaemagazine in België. Nummer 1 verscheen in februari 1986 en op de cover stonden The Gladiators. Andere headliners: Sly & Robbie, Dean Fraser, Prince Buster en Sunsplash. 'Reggae is over het verlies van Bob Marley heen,' stelde het editorial, en dat werd gestaafd met interviews (Robbie Shakespeare, Prince Buster, Dean Fraser, Ini Kamoze), live reports (Sunsplash 1985 in de Arenahal, featuring de toen nog voltallige Taxi Gang, Gregory Isaacs, Paul Blake en de vergeten Brusselse band Seven Roots), verhalen (over de riddim 'Hot milk' en blazers in de reggae), reviews (Sugar Minott, Stalag 17-18-19, Coco Tea, Burning Spear…), en korte berichten in de rubriek 'Reggaerama': 'Eén van Antwerpens top-dj's Gaba Longsize was onlangs in New York. Samen met gabber Sensi Peter vloog hij honderden Studio One-platen naar België en vertelde ons achteraf heroïsche verhalen over het 50-jarige jubileum van Roland Alphonso, de kelders van Studio One New York (het Walhalla!), een ontmoeting met de Blues Busters (dat die nog leven!) en met Coxsone's dochter die een onwaarschijnlijk cadeau meegaf, de lp 'Ride me donkey'. Ja, zo spannend was reggae nog in die dagen, lang voor iedereen een computer had en zelfs de cd nog niet was doorgedrongen in het winkeltje van Gaba Longsize, King's Toon. Maar het was dus wel via hem dat toen honderden Studio One-platen hun weg hebben gevonden naar ons.

Ridim zag er voor zijn tijd best fris en zelfs een beetje futuristisch uit. Lui Lucky (Lucas Zwinnen, vader van Crucial Alphonso) creëerde zijn grafische stijl met behulp van de vroegste en dus nog redelijk primitieve desktop publishing programma's, en dat leverde een bijzonder authentiek resultaat op. De subtiele reflecties van groen, geel en rood op de cover en de middenpagina's staat in fraai contrast met de zwart-witte foto's en illustraties in de rest van het magazine. De redactie van Ridim bestond uit Karel 'Ras Antonius' Liebaers (bekend van 'This station rules the nation' op de Brusselse radio's Capitale en FM Bruxel), Walter Meersman en Karl (sic) Michiels.

Ruud Gullit

We hebben maar 4 nummers gemaakt van Ridim. 'Verschijnt geregeld' hadden we voor de veiligheid op de voorpagina gezet (altijd goed) maar in juli '88 lag de laatste Ridim al in de schaarse winkels waar reggae verkocht werd. Ziggy Marley, Mutabaruka, Burning Spear, Mighty Diamonds, Sugar Minott, Ruud Gullit (!): aan grote namen en inspiratie geen gebrek maar u weet hoe dat gaat in het leven. Kinderen, huisje, werk, en plots heb je geen tijd meer om fanzines in elkaar te steken en te verspreiden. 85 frank (2 euro) was misschien ook wat duur voor een zwart-witblad maar goedkoper konden wij het echt niet maken en er stond uiteindelijk een hoop informatie in die je nergens anders kon vinden. 

Ook in de jaren '90 waren fanzines nog vrijwel het enige medium om bepaalde subculturen (punk, metal, reggae, gothic…) te bereiken. Ik ben pas in 1996 voor het eerst online gegaan bij een vriend die zo enthousiast was over het toen nog zeer prille internet dat ik het meteen wilde uitproberen. 'Tik maar een naam in van een reggaezanger,' zei die vriend. 'Ik wil wedden dat je meteen veel meer informatie op het scherm krijgt dan je ooit in je leven gezien hebt.' En inderdaad: enkele minuten later (nu onnoemelijk traag, toen verbijsterend snel) verscheen er een lange lijst van artikels voor mijn ogen, waarvan ik het grootste deel (uiteraard) niet had gelezen. Ik heb die lijst nog laten afprinten, op kettingpapier, als bewijsmateriaal voor thuis. 'Zeg, weet je wat ze nu uitgevonden hebben?'

Rockers time now

Gelukkig hadden we in dat decennium ook nog Rockers, het gratis magazine van 'Natty' Matty Haezen. 28  nummers heeft hij op eigen houtje samengesteld, met minder kleur en glans dan wij, niet gedrukt maar gefotokopieerd, en inhoudelijk altijd up-to-date, naast de in de reggae onvermijdelijke historische verhalen uiteraard. Getekend Natty Matty zelf, Ras Phil (= Feel), Back To Bass, Crucial P en Karel Michiels. Charts, reviews, 'Tam-Tam': het stond allemaal in die 36 pagina's (A5) Rockers. En net als in Ridim waren er ook adverteerders, met Arlequin, platenzaak in Brussel, en Munich Records, de grootste verdeler van reggae in de Benelux, als vaste waarden, en gelegenheidsorganisatoren als AB en 5voor12 als welkome extra's. Wij zijn nooit vies geweest van reclame, ook niet op Reggae.be, zolang er maar geadverteerd wordt voor zaken en producten die rechtstreeks met de muziek en rastafari te maken hebben.

Rockers, in 1991 begonnen op 300 exemplaren, werd tegen het einde van de jaren '90 gedrukt op 1000 exemplaren en was al die tijd hèt medium van de Beljam massive (ook al bestond dat begrip toen nog niet.) In 1999 hebben we het blad een forse update gegeven. Full colour cover, new style graphics, grotere adverteerders. De ingrediënten bleven grotendeels bewaard: interviews, korte verhalen, de nieuwtjesrubriek Tam Tam, de reviews ('Fresh & Clean', een naam die ook op de site nog lange tijd zou functioneren), interviews, concertverslagen ('Keep on movin', ook een begrip op het latere Reggae.be) en de immer uitdijende agenda ('One step forward'). Opvallend was dat Rockers het hele reggaespectrum wist te bestrijken, van de rauwe slackness en gun talk uit de dancehall tot de nieuwe roots van Sizzla en Anthony B, van Studio One tot Cocojr., van digidub tot UK steppers. Het is een grondbeginsel dat we ook op Reggae.be altijd hoog in het vaandel hebben gevoerd. 'Roots and culture, reasoning, charts, dancehall' luidde het onderschrift op de cover terecht. One aim, one destiny.

We hebben 8 nummers gemaakt van het 'reggaezine' Rockers, op twee-, later driemaandelijkse basis. Het blad werd verdeeld over heel Vlaanderen, Brussel en Nederland, dat wil zeggen: in zowat alle platenzaken en beperkt aantal krantenwinkels. Prijs: eerst 40, later 60 frank (1/1,5 euro). Grote platenfirma's als V2 Records en Universal en de meeste festivals waar reggae geprogrammeerd stond lieten mooie vierkleurenadvertenties vervaardigen. Columns (Ras Fire) en reportages over rastafari wisselden we af met deskundige beschouwingen over pum pum en punnaany (copyright Julius Irving). Op de cover stonden prachtige foto's van Beenie Man, Barrington Levy, Lee Scratch Perry, Bob Marley Bim Sherman en Rohan Lee. Een mooier en beter reggaeblad hebben de Lage Landen nooit gehad, al zeg ik het zelf. Het laatste nummer 36 verscheen in mei 2001, precies 20 jaar na de dood van Bob Marley (die – natural mystic! – 36 was toen hij stierf.)

Hoe Reggae.be het levenslicht zag

Maar intussen was de 21ste eeuw aangebroken. De uitgever van de vernieuwde Rockers, European Reggae Foundation (ERF), had zelf al een website, zij het dat daar nog geen redactioneel deel bij was. Laat staan een 'interactief' stuk, waar de bezoekers commentaren konden achterlaten. ERF toonde wat het te bieden had (management van enkele artiesten, waaronder Rohan Lee, promotie, organisatie…) maar de site was allerminst een nieuwsmedium. 

Ergens in de zomer van 2001 had een bestuurslid van ERF (ja, wij meenden het serieus) het lumineuze idee om te checken of www.reggae.be nog beschikbaar was als domeinnaam. En ja hoor: voor 1000 frank per jaar (25 euro) konden we ons die naam gewoon toe-eigenen. We hebben geen moment getwijfeld. Aanvankelijk was de naam nog gekoppeld aan de site van European Reggae Foundation maar in januari 2002 kreeg Reggae.be definitief een eigen karakter, met een eigen titelpagina, zoals toen nog gebruikelijk was op internet. Wij kozen voor een ridderlijk wapenschild van rastafari, mij geschonken door de zanger van Mystic Revelation of Rastafari in zijn kleine shack in Rae Town. 

In het eerste jaar was de site niet veel meer dan een veredeld forum, een plaats waar iedereen naar hartenlust kon reageren op de berichten en aankondigingen die wij postten. Van die teksten is niets bewaard gebleven, of het moest zijn dat ergens iemand ze heeft afgeprint. Afbeeldingen waren er niet.

In 2002 hebben we de vaste rubrieken van Rockers overgeplant naar een website. Fresh & Clean, Keep on movin', One step forward: het klonk toch net iets mooier dan Reviews, Reports en Agenda. Ik vind het nog altijd jammer dat die mooie rubriektitels gesneuveld zijn maar ik ben ook niet de enige die daarover beslist. 

Het allereerste concertverslag (10 februari 2002) was er eentje van Mr Vegas en Ward 21 in de VK te Brussel. Titel: 'De nieuwe generatie'. De eerste cd-reviews waren gewijd aan The Internationals, Lee Perry, Zion Train, Jah Shaka, UB40 ('Fathers of reggae': fantastische plaat) en de bekende groep Various Artists. Ik heb ze niet geteld (een werkje voor Jah Rebel zou ik zeggen) maar er moeten sindsdien een 1000-tal recensies verschenen zijn, en vele honderden verslagen, interviews en reportages. Het grote voordeel is dat ze daar ook allemaal blijven staan, zolang wij deze website in stand houden natuurlijk. Die oude Ridims en Rockers' zijn intussen collector's items geworden. De artikels op Reggae.be zullen misschien wel eeuwen meegaan, ook al is het maar in een of ander cachegeheugen. 

De site heeft in al die jaren verschillende updates gekregen. Vandaar dat sommige oudere teksten niet correct gedateerd zijn (typisch reggae wel) en de lay-out niet altijd 100% juist zit. 

De meest ingrijpende uitbreiding vond echter plaats achter de schermen, in 2009. Dat jaar bundelde Reggae.be de krachten met het succesrijke forum van Civalizee Foundation en de lokale site antwerpmassive.be. Hoog tijd, want Jah Shakespear en Jah Rebel, de belangrijkste redacteurs van Reggae.be, hadden nog maar weinig voeling met de dancehall, en dat was toch de populairste muziek die ooit in Jamaica gemaakt werd. Naast het ouder wordende rootspubliek was er in de jaren '90 en '00 een heel nieuwe scene ontstaan, en die kreeg op Reggae.be niet genoeg aandacht. Met de intrede van Mikey G en Natty Shakespear Jr. (nee, geen dwang) brak er voor de site een nieuw tijdperk aan. De oude redacteurs konden zich voortaan voluit concentreren op wat ze het beste kunnen (schrijven), jonge verslaggevers maakten hun opwachting en met Irienation haalden we zelfs onze eerste Waalse reporter in huis. Noem ons ouderwets of Belgicistisch maar zolang dit land bestaat, voelen wij ons één met de reggae massive in Brussel en Wallonië. 

Intussen streven we ernaar om zoveel mogelijk artikels te publiceren in de twee landstalen, en interviews in het Engels. We werken daarvoor met verschillende vertalers. Het wedstrijdluik is volledig geautomatiseerd (en lokt maandelijks duizenden bezoekers), met de opbrengst van de banners (meestal reclame voor concerten en festivals) kunnen we de onderhoudskosten van de site betalen, en de community van bands en sound systems telt intussen enkele honderden leden. Reggae.be is een goed draaiende organisatie geworden met de website als rijk gevuld uithangbord.

Natty Matty is intussen met pensioen en ook Lui Lucky maakt al lang geen fanzines meer. Ras Phil (= Feel) laat nog regelmatig van zich horen in commentaren en als vaste MC van Jah Shakespear. Voor het huidige team van Reggae.be verwijs ik u graag naar de lijst onderaan deze pagina maar niets doet mij meer plezier dan de power en het enthousiasme van al die jonge verslaggevers. Ik betwijfel of er ergens in de wereld zo volledig en nauwgezet over reggae bericht wordt als in Beljam. In de jaren '80 en '90 nog op papier, sinds 2002 via internet. And the story of Jamaican music goes on.

Team Reggae.be 

Tim 'Jah Rebel' Ianna

Ruben 'Rubi Roots' Vanhee

Mike 'Mikey G' De Herdt

Wouter 'D.I.D.' Verheecke

Ruben 'Selector Waxx' Boucké

Ludo 'Irienation' Dumont

Arnout 'Nouty Bwoy' van Berlaer

Katrien Van der Aa

David Rubin

Roel 'Roots Pressure' Dellafaille

Pieter 'Vizions' Van Kerckhoven

Ellen Lingier

Astrid Van den Eede

FOTOGRAFEN

Rik de Blick

Bram Raes

Kim

10 years of Reggae.be: 25 years of Beljam history

About the Author

Jah Shakespear
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Luistert naar reggae sinds 1977, schrijft er professioneel over sinds de vroege jaren 80 (in De Morgen, De Standaard, P-Magazine, Highlife en vele andere bladen) en richtte deze site op in 2002. Auteur van 'De Rasta Revelatie' (2008) en 'In Het Spoor Van De Keizer' (2016).

Published

Oct 17, 2012

🇧🇪 Belgian Artist