Reggae.be
Viva Zappa!
Event ReportOct 06, 2012

Viva Zappa!

By Jah Shakespear

Pour toutes vos soirées reggae à Anvers, une seule adresse : le JCC (Jongeren Competentie Centrum!) Zappa dans le quartier du Kiel à Anvers .  J'espère que cette cinquième édition d'Escape to Dub, très réussie, marquera le début d'une nouvelle tradition. 

Een jaar of twee geleden trad Bitty McLean als eens op in de Zappa, ook op sound. Amper een handvol mensen uit de dancehall massive vonden toen de weg naar het Kiel, voor wat toch een uitstekende set zou worden. Goeie sound, goeie ruimte, gezellige rokerspatio, geen last van de buren, vlakbij alle grote invalswegen: waarom werd hier niet vaker iets georganiseerd? 'Te ver van 't stad,' wisten enkele bezoekers, en ik proestte het uit van het lachen. Ik ben zelf afkomstig van het Kiel en het idee dat 'het stad' ver weg zou zijn, is bespottelijk. Ik ging vroeger gewoon te voet naar huis van de clubs in het centrum naar de Julius de Geyterstraat. Maar zaterdag hoorde ik dat argument opnieuw. Er was wat minder volk dan verwacht en dat zou te maken hebben met de 'afgelegen' ligging van de Zappa. Bericht aan iedereen die om die reden niet is komen opdagen: get a life! En gelukkig was de Beljam roots massive die me zo na aan het hart ligt, de jonge dreads en grijzende elders, toch met een paar honderd mensen vertegenwoordigd. De ruimte tussen de twee luidsprekertorens van Ionyouth was goed gevuld met skankende broeders en zusters, die de massieve sound gewillig lieten doordringen tot in hun diepste vezels. Sommigen stonden met het hoofd bijna in de luidsprekers, anders verkozen een plaatsje in het midden van de dansvloer, waar het geluid nagenoeg perfect was, van de hoogste tonen tot de laagste bassen. Ionyouth warmde op met een set van onverslijtbare roots classics (Winston Jarrett, Twinkle Brothers…) maar het waren toch vooral de dubs van Disciples die ons naar de zevende dubhemel voerden. Met Jonah Dan als gerijpte toaster en Earl 16 als fel gewaardeerde gastvocalist. Ook hij waagde zich aan enkele MC-achtige stukken (wat ik hem nog nooit heb horen doen), zong flarden Bob Marley en andere hits over vernieuwde riddims van Lee Perry en vertolkte een paar van zijn recente releases met King Shiloh, Not Easy At All Productions en Disciples zelf. Weinig zangers zingen zo soepel als Sixteen en hij voelt zich thuis in alle stijlen en ritmes. Ik weet niet hoe vaak ik deze man intussen gezien heb, met een reggaeband, met Dreadzone, met Leftfield, met Mad Professor, met verschillende UK sounds, maar hij weet mij altijd weer te bekoren. Zijn stem behoeft ook nauwelijks een mix. Het is alsof hij staat te playbacken, zo goed past de zang bij de dubs. Dat is uiteraard evenzeer de verdienste van Russ Disciple, een van de warmste en meest rootsy UK DJ's. De nieuwste steppersplaten die hij draait gaan even diep als de beste foundation tunes van weleer. Hij drijft ook niet nodeloos het ritme op, streeft niet naar het soort technodub dat Zion Train of andere dubheads menen te moeten creëren, in hun vergeefse zucht naar erkenning door de liefhebbers van dance, drum & bass en dubstep. Vergeet dat grote publiek, stick to your roots en je zult op termijn veel meer mensen gelukkig maken. Wie de vibes gevoeld heeft zaterdag in de Zappa, wie alle zintuigen open zette voor de zalig lange dubs en zich organisch verbonden voelde met de rest van de crowd, kan zich alleen maar afvragen waarom hier niet iedere week, of minstens iedere maand een (dub)reggaenacht wordt opgezet. Zelfs voor mij is de Zappa vlakbij, en ik woon op 30 km van 't stad.  Keep the fire burning, Roots Pressure & Unlisted Fanatic. Give thanks voor dit alweer zeer geslaagde dub event.

Il y a quelques temps, Bitty McLean avait joué dans cette salle, également en sound system.  A l'époque, seule une poignée de fans de dancehall avaient fait le déplacement vers le Kiel, pour ce concert qui s'était révélé de bonne qualité.  Au Zappa, l'espace est agréable, le sound au top, il y a un chouette espace fumeur, pas de problèmes avec les voisins, et l'endroit se trouve tout près des grands axes d'accès à la ville.  On se demande alors pourquoi on n'y organise pas plus souvent des évènements.  Certains affirmeront qu'il se trouve trop loin du centre-ville.  Ce qui m'a bien fait rire.  Je suis moi-même originaire de ce quartier et je trouve ridicule cette idée que le centre-ville se trouve loin.  A l'époque, je rentrai chez moi à pied des boites du centre d'Anvers…

Quoi qu'il en soit, j'ai à nouveau entendu cet argument boiteux ce samedi.  Il y avait moins de monde qu'attendu et on a mis cela sur le compte de l'éloignement du Zappa.  Mon message à tous ceux qui ne se sont pas déplacés pour cette faible raison : get a life !  Enfin, heureusement que les amateurs de roots, des jeunes dreadlocks et des « elders » grisonnants étaient présents, quelques centaines de personnes en tout.  L'espace entre les deux tours de haut-parleurs de Ionyouth était bien rempli d'ombres dansantes, qui laissaient volontairement le son s'infiltrer jusqu'au plus profond de leur corps.  Certains avaient la tête quasiment dans les enceintes alors que d'autres préféraient se choisir une place au milieu de la piste de danse, où le son était parfait, des aigus les plus hauts aux basses les plus profondes.

Ionyouth a chauffé les massive avec quelques classiques roots inusables (Winston Jarret, Twinkle Brothers, …) mais ce sont surtout les dubs des Disciples qui nous ont transporté au septième ciel de la dub.  Avec Jonah Dan en tant que toaster vétéran et Earl 16 comme vocaliste.  Earl 16 s'est également aventuré à lâcher quelques lyrics à la façon des MC, ce que je ne l'avais jamais entendu faire, et puis nous a chanté quelques extraits de Bob Marley et d'autres hits sur des riddims revisités de Lee Perry.  Il nous a aussi gratifié de quelques-unes de ses dernières productions pour King Shiloh, Not Easy At All Productions et les Disciples. Il y a peu d'artistes qui chantent de manière aussi souple que Earl 16.  Il se sent à l'aise dans tous les styles et sur n'importe quel riddim.  Je ne saurais pas dire le nombre de fois que j'ai vu cet homme à l'œuvre, que ce soit avec un groupe de reggae, avec Dreadzone, avec Leftfield, avec Mad Professor ou bien des sound systems anglais.  En tout cas, il a chaque fois réussi à me plaire et me surprendre.  Sa voix n'a pas besoin de mixage ou d'effets.  On dirait parfois qu'il joue en playback tellement sa voix est parfaite sur les dubs qu'on lui sert.

C'est également le mérite de Russ Disciple, un des DJ anglais les plus rootsy et les plus chaleureux.  Les nouveautés dub stepper qu'il joue ont tout autant de profondeur que les meilleurs morceaux foundation d'antan.  Il n'éprouve pas le besoin d'accélérer  inutilement les rythmes, comme ses collègues de Zion Train le font par exemple, qui transforment leur musique en une sorte de technodub, dans l'espoir de gagner la reconnaissance des fans de dance, de drum'n'bass ou de dubstep.  Moi, ce que j'en pense : oublie le grand public, reste fidèle à tes racines et tu rendras bien plus de gens heureux. 

Tous ceux qui ont ressenti les vibes au Zappa samedi dernier, qui ont ouvert tous leurs sens pour les longs dubs et qui se sont senti organiquement liés au reste des massive, doivent certainement se demander pourquoi  il n'y a pas une session pareille toutes les semaines, ou au moins tous les mois.

Keep the fire burning, Roots Pressure & Unlisted Fanatic!  Merci pour cet évènement dub très réussi

Viva Zappa!

About the Author

Jah Shakespear
Plus

Il écoute du reggae depuis 1977, écrit à ce propos professionnellement depuis le début des années '80 (De Morgen, De Standaard, P-Magazine, Highlife et de nombreux autres périodiques) et a créé ce site en 2002. Auteur de 'De Rasta Revelatie' (2008) et 'In Het Spoor Van De Keizer' (2016).

Genres

Dub

Published

Oct 06, 2012

🇧🇪 Belgian Artist