
By Mikey G/Wouter Verheecke
Ces dernières années, "Feest in het Park" a toujours organisé une journée libre le jeudi, mais cette année, ils ont opté pour le faire le dimanche, ce qui a été un choix intelligent. De 14 h jusqu'après minuit, le public a pu jouir de trois podiums (la mainstage n'était pas ouverte le dimanche) et du jour le plus fréquenté du festival. Nous, on était surtout là pour Beenie Man, still King of the Dancehall.
En raison de certaines circonstances, nous sommes arrivé juste un peu en retard pour voir les Slackers à l'oeuvre, mais on a entendu que c'était un show dynamique et solide. Tout de suite alors au "Kaffee Hypo", le petit podium où régnait le dancehall. DJ Rakka a eu l'honneur de commencer, ce qu'il a fait de sa manière entre-temps connue. Rakka est surtout un DJ de club, ce qu'on peut sentir à sa sélection pleine de pumped up beats et de hits reggae. Son enthousiasme est contagieux et il réussit à mettre pas mal de monde en mouvement, même si tôt dans la soirée. Ensuite, c'était le tour à Waxfiend, un DJ respecté aux Pays-Bas, et le selector du site populaire 22 Tracks. Cela devenait un mélange intéressant entre dancehall, reggaton et hiphop. La petite tent est restée bien remplie et les vibes restaient présentes. Toutefois, ce n'était pas tout à fait notre goût, mais c'était sûrement un set varié.
Allons manger un peu et promenons-nous un peu sur le terrain. Qu'est-ce qui frappe? La grande rour (un extra bienvenu!) et le sponsoring gigantesque. FihP se vante qu'ils n'ont pas besoin de subsides, mais cela s'exprime dans des podiums abondamment sponsorisés et une overdose de publicité où qu'on tourne le regard. Heureusement les toilettes sur le terrain étaient propres: enfin un festival qui y pense! (les Fêtes Antillaise ont une avance, là aussi, sur les autres). Ce qu'on a déploré, c'est cependant le peu d'attention portée au manger. Le festival dure quatre jours, mais nulle part, on ne peut obtenir que du junkfood ou un morceau de fruit, nulle trace d'un repas sain. (à moins que tu comptes des pâtes dans une sauce aqueuse comme un repas "sain"). Des frites, de la pizza, des pâtes et un étal de fruits, c'est tout! Espérons que l'année prochaine, ils trouvent au moins un étal avec de le nourriture (à peu près) saine!
Et puis, c'était le moment de Beenie Man, il y a quelques années encore au R-U et radié, il y a deux ans, à Couleur Café en raison de problèmes avec des organisations de droits gays. Depuis, Beenie s'est bien comporté et à même posté des clips d'excuses en ligne pour s'excuser pour ses propos antérieurs. Contrairement à son collègue Sizzla (qui a été annulé pour le samedi en raison de problèmes avec son management) Beenie n'a pas fait de problème pour se distancier du sujet: il opte pour sa carrière en Europe et aux Etats-Unis.
Ensemble avec un tente remplie, nous étions donc en attente qu'il entre sur le podium, un quart d'heure en retard. Avec un sourire ui n'allait plus quitter son visage, en grand style en costume blanc, Beenie sautillait. Le "King of the Dancehall" commença d'emblée très fort avec Toyfriend, suivi d'une heure de tubes. Beenie avait vraiment envie et rayonnait d'énergie, même si sa voix, de temps en temps, sonnait un peu rauque. Le band en faisait un long mix, ce qui a sûrement été apprécié par le public, qui chantait avec presque tous les numéros, un long medley de tubes! Let him go, Tell me, Be Mine, Come Again, Badman Story, Call me, King of the Dancehall, Dancehall Queen, Back it up, Let's go,…Et, évidemment, bien d'autres tunes.
Beenie lui-même n'était pas non plus inactif et dansait tout le temps, un plaisir à regarder.
Le rythme des riddims était très haut, peut-être même trop haut souvent, mais ainsi, la vibe restait pleine d'énergie. À Who am I, la tente a explosé complètement et tout le monde a commencé à sauter sur cette version rapide. Beenie a présenté un show dancehall tout ce qu'il y a de solide et "the crowd loves him". Il a démontré ce que le dancehall peut être aussi, le top! L'animateur rieur a entrelardé son chow de plusieurs jolis mélanges aussi, dont un medley de What a Bam Bam, Murder she wrote & Dancehall Queen.
À mi-chemin de son show, il a fait quelque chose qui n'était absolument pas nécessaire, il a fait une reprise de I Got a feeling, le tube mondial des Black Eyed Peas, mais il a au moins fait trembler le chapiteau. Le public devenait fou, mais est-ce vraiment nécessaire pour une star comme Beenie de reprendre un tube aussi commercial? Nous, on trouvait que non, en tout cas. C'était aussi pendant ce tube (américain) qu'il a dit une phrase à propos de l'indépendance de la Jamaïque, étrange choix. Entre-temps, il entraînait tout le chapiteau et son show continuait à captiver. Tube après tube, vieux et nouveau, Beenie Man a présenté un show dancehall varié avec quelques sommets solides, mais surtout une énergie constante. Big up!
Durant le show de Beenie, Silverbullet avait la tâche ingrate de jouer dans le chapiteau dancehall. On ne sait pas comment c'était, mais on espère quand même que leur set a attiré un public. À 21 h; c'était temps pour le suivant, Warrior Sound d'Allemagne, qui a déjà plusieurs fois l'hôte de Beljam et est connu comme one-man-party-sound. Et quel party! Au début, il peinait un peu au démarrage, mais, après un quart d'heure, il a trouvé sa vitesse de croisière. À ce moment-là, le chapiteau n'était pas encore plein, mais bien certainement plein de vibes! Malgré qu'il se trouvait seul sur scène, Warrior Sound a trouvé le temps de jouer des jeux avec le public et rayonner encore plus d'énergie. Il a présenté un set varié, avec un tas de tubes dancehall, mais aussi des cross-overs réussis vers la soca ou le hiphop (90's Nostalgie!) Et même un peu de dubstep, apprécié par la massive. À mi-chemin du set, les vibes atteignent un sommet avec la "oldskool Palance". Dans la Palance, tout le public bouge de gauche à droite (comme nous l'avons vu souvent cet été dans les festivals), mais au lieu de tourner le numéro que tout le monde tourne, Warrior Sound a opté pour One Step Beyond de Madness, et le public devenait complètement fou. Tout le chapiteau bougeait de gauche à droite, quelles vibes! Il a continué à varier et a présenté un set surprenant, avec, à la fin, un solide sommet. Top a top party sound!
Le dernier sound à monter sur le podium était Sentinel, le numéro 1 d'Allemagne. Nadia & Elmar avaient clairement envie et ont enchaîné avec des new roots tunes et quelques dubplates, mais nous n'avons pas pu rester jusqu'à la fin et avons donc malheureusement dû quitter le dancehall après le numéro Sweet Jamaica. Le petit chapiteau était encore bien rempli et, en route vers le parking, on a entendu résonner sur le terrain de solides nouveaux beats dancehall. Sûrement Sentinel en a fait un party bien juteux!
La Fête au Parc gratuit le dimanche? Quel cadeau! Merci pour les bons vibes et à l'an prochain!

Mikey G/Wouter Verheecke
Aug 26, 2012