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Pura Vida & Congo Ashanti Roy: l'unité par la musique @ De Warande
Event ReportFeb 18, 2012

Pura Vida & Congo Ashanti Roy: l'unité par la musique @ De Warande

By Visionz

Un bass drum. Un beat rapide. Synthés et souffleurs aériens. Et puis, soudain, les guitares et la guitare basse entrent dans la danse et le beat façon house change en un rythme reggae endiablé. I got love is est le mystérieux numéro d'ouverture d'un concert où la magie était presque tangible. Bregt appela cela "A special evening". Et ce l'était certainement.

Des moments extatiques et introvertis s'alternèrent, comme quand Bregt attira l'attention au grand écran suspendu dans la salle. Une œuvre d'art de l'artiste, décédé l'an passé, Alfred Barrington Clarke. Comme hommage, le groupe joue le merveilleux You don't know me, notre numéro Pura Vida préféré par dessus tout. La mélodie aérienne, la splendide harmonie chantée de Bregt, Saimn-I et Collieman et la guitare subtile de Wowie, tout ce qui rend Pura Vida si unique se trouve dans ce seul numéro. Et ainsi, après deux numéros, nous étions là à jouir, une boule dans la gorge.

Jouir, on l'a fait aussi avec le nouveau numéro River Runs Dry, de même qu'avec Saimn-I qui, dans Meditation, a laissé libre cours à ses démons lyriques. Soon Come, Democracy (à l'origine avec Leroy 'Horsemouth' Wallace à la batterie), Struggle In The City, avec un premier rôle pour Collieman, Row Your Boat Ashore et Who Feels it Knows it, où le batteur (sur staccato drums) et chanteurs donnaient le meilleur d'eux-mêmes. Il s'agit chacune de productions uniques que joue Pura Vida avant que Congo Ashanti Roy monte sur scène sur les tons de Drum Song et chante Open Up The Gates, un numéro du légendaire album Heart Of The Congos. Si l'air ne respirait pas encore la magie à Turnhout (ou, comme le disait Ashanti Roy en guise de jeu de mots, Turn in), c'était sans aucun doute le cas maintenant. Que ce chanteur se trouvait sur le podium avec un groupe belge était en soi déjà un exploit. Plus fort, si possible, était que ce groupe belge a réussi à nous faire manquer à aucun moment les autres Congos. Les yeux fermés, on auraient juré que Cedric Myton se trouvait aussi sur le podium, grâce à Saimn-I et Bregt, dont les voix étaient parfois si proches du fausset de Myton que cela donnait des frissons. C'est pourquoi ce fut un vrai plaisir d'entendre Pura Vida exécuter avec Congo Ashanti Roy des classiques comme La-La Bam Bam et Sodom and Gomorrow. Le plaisir et le respect mutuel rayonnaient du podium, ce qui a rendu le spectacle très attractif, non seulement sur le plan musical, mais aussi visuellement.

À Turnhout, on a en outre été témoins d'un Congo Ashanti Roy qui était remarquablement en voix. La version qu'il présenta d'African Blood (un numéro sorti en 1983 comme un 10-pouces sur le label On-U Sound d'Adrian Sherwood) et Nicodemus (de l'album Swinging Bridge sorti en 2006) était un vrai régal pour l'oreille. Un régal musical poursuivi quand Rasta Feeling, un premier numéro de We Nah Give Up (l'album de la collaboration Pura Vida et The Congos), résonna dans le Kuub bien rempli, suivi d'Ark Of The Covenant.

Pendant une heure et demie environ, on avait déjà le sentiment de faire partie de quelque chose d'unique et le groupe allait y ajouter encore une demi-heure de noméros bis avec un Africa enthousiasmant, qui avait été décrit ici déjà comme un successeur de Congoman et qui réalisa ce statut pleinement sur scène aussi. Naturellement, Fisherman ne pouvait pas manquer à cette fête musicale. Une version qui, comme tous les autres numéros, reçut en live ce petit quelque chose extra de la part de la section souffleurs de Pura Vida et de la batterie de Collieman. Ici aussi, nous avons entendu de merveilleuses harmonies. Congo Ashanti Roy s'est même donné la peine de prendre sur son compte la voix basse de Watty Burnett.

Avec We Nah Give Up ce concert unique reçut une finale tout en réserve, mais la nuit, dans le Kuub à Turnhout, était encore jeune.

Juste après le concert, le rideau derrière le console de mixage, qui divisait la salle en deux, s'est ouvert.  C'est là qu'était installé la sono (deux énormes tours) de King Shiloh.  Avant le concert, on avait déjà pu voir Giraffe Sound (sur leur propre sono aussi) jouer un bon set, mais beaucoup trop court. King Shiloh a cependant ouvert tout de suite tous les registres et les basses ont fait une première fois trembler le Kuub et les environs sur les fondations.  Après environ une heure, Earl Sixteen a rejoint le sound et on a eu droit à une deuxième excellente performance.  Sans orchestre évidemment, mais bien, morceau par morceau , des riddims classiques qui sortaient des baffles de King Shiloh comme on ne l'avait jamais entendu.  Milk And Honey de Dennis Brown, par exemple, chanté avec une grande précision par Earl Sixteen. On a aussi reconnu des reprises de Max Romeo et Horace Andy, outre tout une série de numéros propres. Entre-temps, les basses descendaient de plus en plus bas et le volume s'ouvrait plus. Si bien que cela commençait à être gênant et qu'on s'est sagement éloigné des deux énormes enceintes.

King Shiloh continuera encore jusque tard dans la nuit, mais nous étions plus que satisfaits musicalement après un autre week-end bien rempli.

Pura Vida & Congo Ashanti Roy: l'unité par la musique @ De Warande

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Feb 18, 2012

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