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Uman - Umanity (Uman Music)
ReviewsNov 29, 2011

Uman - Umanity (Uman Music)

By Irie Nation

Cette année, nous avons vu, en Belgique, sortir pas mal d'excellents singles ou albums reggae. En cette fin d'année, c'est au tour de Uman, l'original dancehall punk comme il se présente, de sortir son nouvel album. Le dancehall est le genre dominant de cet opus intitulé Umanity. Il ne s'agit pas d'une production richement travaillée comme le superbe L'aventure c'est l'aventure de 2007 mais d'une collection de tunes et de riddims frais et actuels qui trouveront toute leur place dans le dancehall. Le biotope naturel de Original Uman.

L'album débute pourtant de manière calme avec Donne-moi du roots, un morceau qui alterne le reggae one drop avec des segments ragga. Le riddim est joué par un groupe allemand (avec une section cuivre complète). Tous les autres riddims sont des riddims digitaux, occasionnellement enrichis par une guitare.

Dans ce premier titre, Uman liste des dizaines de noms d'artistes, de titres et de styles de musique tandis qu'un refrain puissant inscrit directement ce titre dans le cerveau. On peut d'ailleurs le chanter avec l'artiste dès la première écoute. Tout aussi convaincant : le titre A l'ancienne, sur un riddim classique de chez classique : le Boops riddim, sur lequel Uman toaste à l'ancienne et prêche les bonnes vibrations dans le dancehall.

Uman rend hommage à Bad boy Jimmy, avec cette histoire récurrente de l'ami qui se fourvoie sur une mauvaise route (Shark Attack riddim), ainsi qu'à sa meilleure amie dans Marie, un titre en mode intimiste, sur fond de guitare acoustique et de battements de mains discrets. Vous la connaissez bien également cette marie, Maria de Juan, de la famille de Sativa.

L'habit ne fait pas le moine (sur le Black Ops riddim) est un titre dur, dans lequel Uman laisse percer une colère légitime et son indignation contre les 'mauvais acteurs', les 'menteurs' et les 'gangsters', les faux semblants qui recourent aux marques de fringues ou aux attributs bling bling pour se donner des airs de ce qu'ils ne sont pas.

Même topo dans Gucci Gucci (sur le Moonlight riddim), où il continue à dénoncer cet état de fait et toutes les dépradations que cause Babylon. Il est l'heure ('l'heure d'un bon spliff' et de bien d'autres choses encore…) rebondit sur lignes de basses du riddim G-Shock. Dans Retweet, Uman se penche sur le phénomène du « surcliquage » et sur l'internet en général. Un minimum de beats, un maximum de vocaux !

L'artiste laisse ensuite le tempo de l'album ralentir pour entonner On ne peut pas continuer comme ça, une chanson d'amour qui est une allégorie qui parle des relations entre les gens dans notre société. Avec un constat menaçant : 'Le paradis va devenir l'enfer'. Dans lequel cas, il fera ses valises pour partir ailleurs. Non Uman, ne le fais pas, We need you right here!

Encore plus lent, et sur un rhytme proche du hip hop, il y a Miss you, agréablement enrichi de choeurs féminins, dans une atmosph§re plus bluesy que roots. Puis Petite planète dont la musique est teintée de R'n'B alors que les textes parlent de réalité et sont très durs, avec des références à Medellin, au Congo et à la vie dans le ghetto.

Uman clôture avec Et si, une vision sombre sur la fin du monde. Une dure chute, mais même à ce moment-là, il affirme qu'on pourra toujours compter sur lui. C'est son manifeste sur l'amitié et la solidarité.

Pura Vida, Jupiter & Ma Shi Faï, Collieman & Asham, Unlisted Fanatic, Crucial Alphonso, et maintenant Uman : pour les sorties d'albums, 2011 a été la meilleure année que la Belgique ait jamais connue !

Uman - Umanity (Uman Music)

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Irie Nation

Genres

Dancehall

Published

Nov 29, 2011

🇧🇪 Belgian Artist