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Spear still Burning in Brussels
Event ReportOct 30, 2010

Spear still Burning in Brussels

By Jah Rebel

C'est devenu une tradition : le Festival des Libertés (une collaboration entre Bruxelles Laïque, le KVS et le Théâtre National) se clôture en général par le concert d'un artiste de grande envergure.  Ces dernières années, nous avons donc pu voir, sur la scène du Théatre National, Patrice, Femi Kuti et Groundation.  Cette année, l'organisation a ajouté un nom légendaire à cette liste : Burning Spear était invité pour conclure l'édition 2010 du festival des Libertés.

C'est devenu une tradition : le Festival des Libertés (une collaboration entre Bruxelles Laïque, le KVS et le Théâtre National) se clôture en général par le concert d'un artiste de grande envergure.  Ces dernières années, nous avons donc pu voir, sur la scène du Théatre National, Patrice, Femi Kuti et Groundation.  Cette année, l'organisation a ajouté un nom légendaire à cette liste : Burning Spear était invité pour conclure l'édition 2010 du festival des Libertés.

Une autre tradition : c'est le rasta bruxellois Ababacar Ndaw qui monte sur scène juste avant le dernier concert, qui s'excuse pour le retard et fait les remerciements d'usage pour tous ceux qui ont participé au festival.  Il introduit ensuite le dernier concert : Burning Spear.

Vers 21h30, enfin, le groupe au grand complet (avec une section cuivre !) lâche les premières notes.  Celui qui apparaîtra plus tard comme étant le guitariste rythmique du groupe, chauffe la salle avec quelques-unes de ses chansons et une voix qui fait un peu penser à celle de Luciano.   Malheureusement on n'a pas vraiment pu profiter de cette intro : d'emblée le son était mauvais, lamentable même….  Heureusement, le problème de micro a pu être réglé pendant le tout premier morceau.  Mais le mix d'ensemble et le son de la guitare basse sont restés mauvais pendant près de quarante minutes.  A certains moments un vrai supplice pour les oreilles.  Finalement cela a enfin été résolu et nous avons pu profiter du concert sans devoir nous fâcher sur la qualité du son.

Burning Spear est monté sur scène à sa façon toute particulière : lentement, cool, en prenant le temps de scruter la salle.  Bien que le son ne soit pas vraiment réparé à ce moment-là, Burning Spear a démontré dès le premier morceau (Pick Up The Pieces) que sa voix n'a nullement souffert de l'âge (Winston Rodney, de son vrai nom, a maintenant 65 ans).  Tout y est encore : ses textes murmurés lentement, de sa voix grave, incompréhensibles, ses cris ( son légendaire « Talk to me People ») et ses bruits d'oiseau.  Et puis il me semble qu'avec les années, il est de plus en plus actif sur scène.  Il a ainsi enchaîné les pas de danse sur ses morceaux les plus énergiques comme Jah Nuh Dead, Marcus Garvey et Slavery Days.

Comme à l'habitude dans ses concerts, les morceaux sont joués en versions à rallonges, qui se terminent en versions dub pendant lesquelles Burning Spear se glisse derrière ses congas rouges.  Il semble chaque fois partir dans une méditation profonde, porté par le rythme de la musique.  C'est surtout de ces moments-là que j'ai profité.  Peut être parce que comme je l'ai vu quatre fois en concert, je commence à faire plus attention aux détails.   Ainsi je me suis beaucoup amusé des petits pas de danse rigolos du trompettiste, du tromboniste et du saxophoniste ainsi que du show exubérant du guitariste solo qui, de ce point de vue là, m'a fait penser à Junior Marvin, le guitariste des Wailers depuis 1977. 

Après un sublime Zion Higher puis Jah Is Real (de l'album du même nom, récompensé d'un Grammy Award en 2009), Burning Spear et son équipe ont quitté la scène.  Il était déjà onze heures, mais cela n'a pas empêché Spearman de remonter sur les planches sous les applaudissements et de jouer un rappel de près d'une heure !  Et quel rappel : quasiment tous les morceaux qu'il a joués étaient des Studio One !  Il est ainsi parvenu à rendre le public extatique avec des morceaux qui ont près de 35 ans : Creation Rebel, Rocking Time et Happy Day.  Vers minuit moins le quart, il a entonné un cinglant African Postman.  Après deux heures de positive vibes, le concert approchait de sa fin.  Burning Spear a une dernière fois donné le meilleur de lui-même sur ce morceau et tous ensemble ils nous ont joué une « outro » dramatique. 

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Spear still Burning in Brussels

About the Author

Jah Rebel
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Avec Jah Shakespear, il a été à la base de reggae.be, d’abord comme auteur de critiques et d’interviews, puis, depuis fin 2014, comme rédacteur en chef. Partage son temps entre ses deux passions, la musique et Haïlé Sélassié.

Genres

RootsReggae

Published

Oct 30, 2010