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Black Uhuru clôture le marathon reggae pascal en mineur
Event ReportApr 25, 2014

Black Uhuru clôture le marathon reggae pascal en mineur

By Jah Shakespear

Chronixx était une bombe, Ziggy Marley a donné un concert de premier ordre, Barrington Levy nous a fait nous sentir contents, Keith & Tex nous ont emmenés dans un voyage "down memory lane" et Leroy Sibbles s'est montré digne de son statut légendaire. Dommage sue Black Uhuru n'a pas su conclure en beauté cette série de concerts réussie.

Ceux qui me connaissent, savent que je suis rarement parti avant la fin d'un concert, ces 30 dernières années. Hier, au Roma, ç'a été le cas. Je ne l'ai plus supporté, le son misérable, les reprises médiocres de grands classiques, et moins encore Duckie Simpson en lead singer.

En fait, je n'avais pas vraiment l'intention de venir. Black Uhuru sans Michael Rose et Sly & Robbie, c'est comme U2 sans Bono et The Edge, les Rolling Stones sans Jagger & Richards, les Beatles sans Lennon & McCartney. Duckie Simpson a beau être cofondateur de Black Uhuru et gérer tous les droits à ce nom, il n'a jamais été plus qu'un choriste. Au Roma, ses musiciens n'ont à aucun moment approché le niveau de Sly & Robbie. Le sponji sound toujours frais des '80 n'est jamais apparu, entre autres parce que l'ingénieur du son n'a pas fait son travail. Là où on aurait dû entendre la basse de Robbie Shakespeare, on n'a entendu qu'un ronflement diffus. La percussion semblait par moments sortir d'un cabine téléphonique et les solos de guitare, énervants en soi déjà, et les synthés par trop accentués sonnaient inutilement durs. Dans cette salle, nous avons déjà vu Groundation et cela sonnait parfaitement, ce n'était donc pas la salle.

Comme lead singer (depuis 2009), Andrew Bees n'a, bien sûr, jamais été dans la même compétition que Michael Rose, mais il chantait sans âme et a commencé dès le début avec des jeux faciles avec le public. Au milieu du podium, il y avait une chanteuse, Kay Starr. Elle devait sans doute entretenir la mémoire de Puma, mais celle-ci ne s'est jamais trouvé, étant choriste, au-devant de la scène et elle ne se serait en tout cas jamais aventurée dans une fade slackness pour plaire au jeune public. Duckie Simpson aussi s'est toujours tenu dans le fond, consciemment, une parfaite seconde voix pour Rose, mais se sent appelé maintenant à chanter en lead. Il n'en est donc pas capable et, entre-temps, pendant cinq tunes trop longuement développés, le groupe aurait au moins pu jouer quelques classiques du vieux Black Uhuru.

Après une petite heure de show, j'avais à peine reconnu 4 songs (Party in session, I love King Selassie, What is life et Emotional slaughter)… et cela n'a rien à voir avec mon âge avancé. Ou avez-vous encore acheté, ces 20 dernières années, un nouveau disque de Black Uhuru? Que tant de monde se soit présenté justement pour ce concert est un peu triste. J'espère que les fidèles du Roma et les autres visiteurs occasionnels ne considèrent pas cette soirée comme la norme au pays du reggae. Nous sommes bien habitués à mieux que cela. La raison pour laquelle nous sommes quand même venus voir était l'avant-programme de Black Uhuru. Onesty aussi a souffert du son médiocre et son poppy reggae semble mieux plaire à la Jamaïque qu'au home front. Mais elle était bien là, sur ce grand podium, avec un groupe et une choriste qui ont fait tout honneur à ses tunes. Onesty chante mieux que jamais et respire force et confiance. Elle aurait peut-être dû dire quelques mots en néerlandais au public, elle en aurait peut-être gagné un peu plus d'attention et de sympathie. Mais ici, l'événement avait naturellement une allure internationale. J'espère qu'Onesty pourra bientôt participer aux festivals aussi. Le son y sera en tout cas meilleur. Et Black Uhuru aussi, j'espère. 
Black Uhuru clôture le marathon reggae pascal en mineur

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Jah Shakespear
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Jah Shakespear has been listening to reggae music since 1977, started writing about the subject in the early nineteen eighties (for De Morgen, De Standaard, P-Magazine, Highlife and a number of other magazines) and founded this website in 2002. He's also the author of 'De Rasta Revelatie' (2008) and 'In Het Spoor Van De Keizer' (2016).

Genres

RootsReggae

Published

Apr 25, 2014