Membres: Nerlock, Taiwé, Little Rhym, King Rachid, Mad Codiouf
Depuis: 2004
Origine: Comines
Styles: reggae & dancehall
1. Comment s'est formé Jahwed?
Jahwed: "Début des années 2000 une bande de potes attirés par le reggae et le dancehall Nerlock, Taiwé, Little Rhym et Djoberman décident de prendre le micro et de créer Jahwed Family qui était un groupe de MCs à ce moment-là, pas de sound encore formé. Arrive plus tard, King Rachid, plus attiré par les platines, il a backé les chanteurs du Jahwed ainsi que d'autres artistes francophones."
2. Quelles sont les soundsystems qui ont influencé Jahwed ou les ont attiré à toucher les platines?
Jahwed: "Tribal Poursuite, le premier sound de Codiouf, qui était le groupe créé dans le même village en 2001 avec Speaker, Hakim, Kaotic et Mad Codiouf pour la partie soundsystem, ainsi que Uruhu Sound, sound qui a disparu, nos voisins de Westouter qui organisaient les soirées More Fire là où on a découvert la culture soundsystem."
3. Qu'est-ce qui distingue Jahwed des autres soundsystems?
Jahwed: "La complicité et l'amitié qui amènent à l'authenticité du sound.Nous sommes une bande d'amis qui se connaissent tous depuis plus de 20 ans. On n'a jamais voulu ressembler aux autres sounds, même si beaucoup de sounds nous inspirent. On veut vraiment faire les choses à notre sauce Jahwed et avancer dans la même direction."
4. A posteriori, comment avez-vous trouvé votre participation à Steady Wit Di Matic?
Mad Codiouf: "Positive, car c'était un peu le retour de Jahwed Family, chacun se consacrait à ses projets solos depuis au moins 8 ans et le Steady Wit di Matic nous permis de nous faire connaître au niveau international et faire de nouveaux contacts avec des gens qui sont sur la même longueur d'onde que nous, Bridge Project. Avec du recul on se dit qu'on aurait pu mieux faire comme, après chaque clash, mais aucun regret, que du positif."
5. Une chose qui était frappante était la qualité du stream. Le réseau, l'environnement, les graphiques … tout était très professionnel. Quelque chose qui est beaucoup moins évident avec tant d'autres livestreams. Quelle est l'histoire là-dessus?
Mad Codiouf: "On s'est dit que si on voulait se démarquer, il fallait qu'on fasse un effort au niveau du visuel avec un setup aux petits oignons. On voyait trop de streams avec une webcam posée sur la table de la cuisine, avec un décor pas très attrayant. Du coup on a contacté un ami qui est spécialisé dans le streaming (Big up Junior H, Smile Box Radio) et on a monté ce projet ensemble chez lui dans sa cabane de jardin, et pas dans un studio professionnel comme beaucoup croient. Il nous a permis de mettre le streaming à un niveau plus haut. Avec un peu de motivation, des bonnes idées et des amis, on arrive à faire les choses professionnellement grâce à la contribution de chacun."
6. Comment êtes- vous arrivés à utiliser le 'ghostface' caractère du movie Scream?
Mad Codiouf: "Pour le Steady Wit di Matic, les organisateurs m'ont contacté pour faire une petite vidéo promotionnelle de Jahwed pour le clash. C'était plus au moins la période juste après Halloween et j'avais le masque de mon fils à la maison. Spontanément cette idée m'est venue et j'ai record une vidéo dans mon studio avec le masque pour mettre la pression aux adversaires et amener la curiosité, "Qui est ce duppy?"."
7. Il y avait beaucoup de commentaires sur le chat avec le stream, est-ce que ça a rapporté aussi quelque chose pour le futur?
Mad Codiouf: "C'est comme dans la vraie vie, il y'a toujours des commentaires constructifs et d'autres inutiles...on a fait le tri et retenu les remarques constructives pour améliorer nos futurs streams. Les bons et mauvais commentaires sont importants pour continuer à bien avancer."
8. Comment comparez-vous cet épisode avec vos clashes dans la vraie vie comme Beljam Cup Clash ou Gold Rush?
Mad Codiouf: "C'est un autre contexte, là c'était entre sounds belges en Belgique et avec un public, tandis que le Steady est un clash face à une caméra, il y'a une sérieuse préparation technique, c'est pas facile d'animer de la même manière. Rien ne vaut un vrai public, des vrais visages et des vrais forwards... Difficilement comparable."
9. Le COVID-19 et le lockdown ont eu un impact énorme sur tout le monde, comment avez-vous vécu cette période?
Mad Codiouf: "Des hauts et des bas comme tout le monde, cela manque beaucoup de ne pas jouer en public depuis un an, mais ces streams nous ont donné un coup de boost pour rester actif et continuer à divertir les gens. Les retours positifs des massives et des fans ont fait beaucoup de bien. De plus, cette période a renforcé l'unité entre les sounds, beaucoup de nouveaux contacts. On s'appelle entre soundman, on se donne de la force et de la vibe et ça fait plaisir. Espérons que cela revienne vite, pas seulement pour les artistes mais pour tous les bars, salles de concerts…"
10. Vous avez des plans en cours pour le futur?
Mad Codiouf: "Pour l'instant nous continuons Cool & Deadly une semaine sur 2 en partenariat avec Party Time TV, avec une émission spéciale avec des chanteurs belges le 20 mars, avec Uman, Dju Laïon et Nerlock. Le weekend du 17 avril nous serons invités chez Irie Ites en France pour l'émission Nice Time avec Irie Ites et Truth & Rights. Nous participerons également le 15 mai à un clash en 1 vs 1 en France contre Shaman Sound, avec les 2 sounds au même endroit mais en streaming via Clashology. Nous attendons la fin de cette crise sanitaire pour organiser les Cool & Deadly party's publiquement. Dès que possible..."
Pour finir, encore quelques listes. Quelle est votre top 3 pour
- Artistes?
Mad Codiouf: Gregory Isaacs, Gladiators, Burning Spear
King Rachid: Carlton Livingston, Don Carlos, Sizzla
- Albums?
Mad Codiouf: 'Dreadlocks The Time Is Now (The Gladiators), 'Sinsemillia' (Black Uhuru), 'Raggasonic 1' (Raggasonic)
King Rachid: 'Til Shiloh' (Buju Banton), 'Raggasonic 1' (Raggasonic), 'Dexterity' (Sizzla)
- Riddims?
Mad Codiouf: Tempo, Throw Mi Corn (Studio One), Superstar
King Rachid: Martial Arts, Tempo, Showtime
- Tunes?
Mad Codiouf: 'Get Ready' (The Gladiators), 'Going Down Town' (Gregory Isaacs), 'Zimbabwe' (Bob Marley)
King Rachid: 'Oh Jah' (Barrington Levy), 'Tek A Set' (Burro Banton), '100 Weight Of Collie Weed' (Carlton Livingston)