Jah Wara est un vétéran de la scène reggae/lovers rock parisienne. Il a sorti des titres comme 'Trop De Mensonges', 'Il N'est Jamais Trop Tard', 'On Ne Meurt Jamais D'amour', ou encore 'Comme Un Étranger Dans La Ville', mais également son album 'Rastafari' en 2004. Il sera sur scène le 2 Novembre 2018 au Théâtro de Beauvais.
Tu seras sur scène le 2 Novembre au Théâtro de Beauvais. Tu peux nous en dire plus sur la soirée?
Jah Wara: "C'est une soirée à laquelle j'ai été invité par un jeune artiste qui s'appelle Natty Gregh. Il m'a proposé la soirée et ça m'a vraiment fait plaisir! Je serais avec lui et Mosiah Levy. Et puis, cette soirée est aussi positive pour moi dans le sens où je vais découvrir des artistes et selectors que je ne connais pas."
Tu peux nous en dire plus sur Natty Gregh?
Jah Wara: "Natty gregh est un artiste que j'ai découvert dernièrement avec le Levy Sound et avec toi-même JP qui est son manager. J'ai vu que Natty Gregh a beaucoup de potentiel, il est fort! C'est un artiste qui va faire parler de lui! En ce moment je travaille avec lui et ça va faire plaisir de se retrouver une nouvelle fois sur scène!"
Qu'est-ce que tu dirais aux gens pour les motiver à venir prendre la vibes avec vous le 2 Novembre à Beauvais?
Jah Wara: "Je les invite à venir parce qu'on est des artistes festifs, ça va être bonne ambiance! On vient parler d'un message d'amour, de conscience et de réalité! Venez passer une bonne soirée avec nous et venez découvrir tous les artistes concernés!"
Tu as débuté dans le milieu musical avec Ragga Dub Force?
Jah Wara: "Oui j'ai démarré au début du Ragga Dub Force. Mosiah Levy, Beag, Ilivup, tous les gens qui ont été concernés à Ragga Dub Force, on a tous grandi ensemble, on était de la même banlieue. Après avec Mosiah Levy, on a un lien beaucoup plus fort parce qu'on a vraiment grandi ensemble depuis tout petit! Nos parents sont mêmes les trois, quatre premières familles antillaises qui ont démarrées dans la ville où on a grandi, Fleury-Mérogis. Mon premier titre c'est 'Trop De Mensonges', sorti avec Ragga Dub Force! Après ça ne va peut-être pas parler à toutes les générations de la soirée du 2 novembre, mais pour ceux qui me connaissent depuis plus de 30 ans ça va leur parler!"
Quel est ton souvenir musical de l'époque dans le 91?
Jah Wara: "Mon souvenir musical est que nous, on était une banlieue où beaucoup d'artistes de cette banlieue ont grandi chanteurs. Comme Supa John, Badnee, Daddy B, Drumi Lévy, Devon-t qui s'appelait Toby à l'époque, Mosiah Levy et moi-même. Mosiah Levy chantait aussi! Il a arrêté après, mais on a tous commencé chanteur."
Après ton album 'Rastafari', tu as arrêté de chanter.
Jah Wara: "Parce que je n'étais pas satisfait, j'aimais ce que je faisais mais j'ai eu un manque quelque part. Et puis, j'ai eu une vie familiale, des enfants, etc."
Tu n'étais plus derrière le micro, mais tu n'es pas resté inactif?
Jah Wara: "Non! J'ai écrit et travaillé avec Daddy Yod. J'ai travaillé avec Joseph Cotton. Avec Badnee on a sorti un remix du morceau 'Don't Worry About A Thing' de Bob Marley. J'ai travaillé avec beaucoup d'artistes dans l'aide de l'écriture ou pour des mélodies. C'est un travail mais c'est aussi un partage et un love, j'ai toujours été dans la musique même si on n'a pas toujours mis officiellement mon nom en avant."
Selon toi, la musique était mieux avant?
Jah Wara: "Je ne pense pas, c'est juste que c'est un changement. Le business musical a changé, la communication musicale a changée et même les talents musicaux ont changé. La nouvelle génération plait aux jeunes. Je ne suis pas toujours d'accord avec certains de cette nouvelle génération, mais il y a quand même de bonnes choses dans la nouvelle génération!"
Si tu étais directeur d'un label, quels sont les artistes que tu signerais?
Jah Wara: "Je signerais directement Natty Gregh! Je signerais aussi Mathieu Ruben, Straïka D, Tiwony, Daddy Mory, Yaniss Odua! Je signerais aussi Difanga! Un gros big up à Difanga, c'est un très bon chanteur et un grand artiste! Il a apporté beaucoup dans le mouvement et le reggae français!"
Comment définirais-tu ta musique?
Jah Wara: "Je la définirais de lovers rock, à l'ancienne et traditionnelle."
Tu veux rajouter un dernier mot?
Jah Wara: "J'espère que le reggae va continuer sa route! J'espère que les nouveaux artistes vont ramener du bonheur aux gens! J'espère que les artistes déjà en place vont continuer à faire de la bonne musique! Et je souhaite du bonheur et de la réussite à tout le monde!"
Photo: © Selecta Djeko