Yoha and the Dragon Tribe est un groupe de reggae, avec un petit mélange de world music. Ils ont sorti leur premier album 'The Sound Of My Soul' en Mai 2017. Cette année, le groupe a sorti leur premier EP intitulé 'Mad World'. Entretien avec Yoha le chanteur du groupe...
Tu as commencé la musique tôt?
Yoha: "Oui, cela a commencé dans le ventre de ma petite maman, quand mon père me jouait déjà de la musique! Famille de musiciens, j'ai intégré l'éveil musical à 4 ans et la batterie à 6 ans. Puis le xylophone, ensuite le piano, la guitare et le chant en tout dernier à 21/22 ans."
Tu peux nous présenter la tribu du Yoha and the Dragon Tribe?
Yoha: "Ma tribu se compose de Kalam à la batterie, Pedro au clavier, Anissa au chœur, piano et mélodica, Nissay à la guitare et au chœur, Rootsman à la basse, Laurent au violoncelle, et mes deux dernières recrues Tristan à la trompette et Karl au saxophone. Et puis moi-même au chant, guitare, flute et percussion."
Et Anissa qui est aux chœurs, piano et mélodica, est également ta sœur. C'est une force de travailler avec sa sœur?
Yoha: "Bien sûr! Elle est celle avec qui je fais de la musique depuis tout petit! Elle est ma meilleure partenaire musicale, car elle se fond dans mes chansons et ma musique! Et puis elle chante très bien et commence à vraiment bien gérer au synthé!"
Comment s'est créé le groupe Yoha and the Dragon Tribe?
Yoha: "En 2017, j'ai réuni une équipe de musiciens que j'avais déjà repéré depuis un petit moment. Je les ai contactés, ils ont écouté le projet, les idées et ça leur a plu."
Cette année, vous avez sorti votre premier EP 'Mad World'. Qui a réalisé le graphisme de ce projet?
Yoha: "Le graphisme de notre EP 'Mad World' a été réalisé par Guillaume Saix (WebmyArt), un excellent infographiste et maquettiste de Paris! Il a fait un super travail!"
Tu peux nous parler du titre éponyme 'Mad World'?
Yoha: "'Mad World' c'est une chanson importante pour moi! Un mélange de style comme j'aime, reggae, rock, hip-hop, avec une pointe de classique par le violoncelle, ça rend bien. Et l'histoire, c'est un message d'espoir que je lance aux auditeurs, un message conscient en harmonie avec la société actuelle, pas toujours facile mais, dans laquelle nous devons apprendre à vivre et donner le meilleur de nous-mêmes! On attend un changement, on y croit et il commence déjà en nous-mêmes!"
Penses-tu que la musique peut apporter ce changement?
Yoha: "La musique est un remède! Elle nous guérit, nous apaise et nous apporte quelque chose d'unique! Elle rassemble aussi, mais de dire qu'elle apportera le changement, je ne sais pas. Elle est un outil, mais en soit, le changement ne peut venir que par nous-mêmes!"
Parle-nous également du morceau 'I Don't Care Of What You Think'...
Yoha: "'I Don't Care Of What You Think' est une chanson easy, qui groove et qui donne le sourire! C'est tout ce que je souhaite dans cette chanson! Qu'on danse et qu'on rigole à travers cette histoire d'amour rigolote d'un mec fou pour celle qu'il aime."
Et enfin 'We Live In A Land'...
Yoha: "'We Live In A Land', elle est spéciale! Forte, simple, vraie! Un message philosophique trivial dans une musique qui coule tranquillement et que j'aime tout particulièrement. Je vous laisse découvrir tout cela!"
Sur ce projet, on peut découvrir le remix du morceau 'Mad World' sur lequel vous avez intégré le violoncelle à l'instrumentale...
Yoha: "Oui, ça apporte notre identité. Un reggae pas comme les autres. J'aime le violoncelle et je prône la musique au-delà même du reggae! Cette version spéciale est une ballade, elle révèle l'âme de 'Mad World' dans un style piano, violoncelle et voix. Un voyage dans les hautes sphères de la tranquillité!"
Quel est ton meilleur souvenir lié à cet EP 'Mad World'?
Yoha: "Le droit de le ressentir sur scène! Le jouer est un immense plaisir! Il y a quelque chose de magique pour nous dans cet EP."
Quelle est la philosophie de cet EP 'Mad World'?
Yoha: "Conscience, amour et action! En 3 mots! Car il faut agir pour un mieux! Aimer et s'aimer, car c'est pour moi la clé de tout si on sait s'en rendre compte vraiment! La conscience, car nous devons nous connaître et vivre en phase avec nous-mêmes et avec notre époque."
En parlant d'époque, on est dans une époque où le public a tendance à beaucoup filmer pendant les concerts. Est-ce que cela te dérange?
Yoha: "Non. Un artiste doit savoir jouer avec ça. C'est le jeu, et le public aime bien ça, donc, j'essaie de faire l'effort malgré le fait que je ne sois pas naturellement à l'aise face à la caméra."
Est-ce que ça t'arrive de faire des prestations en sound system ou tu es toujours accompagné de tes musiciens?
Yoha: "Non je ne suis pas très bon en sound system. Je pense pouvoir le faire mais, je n'ai que très peu d'expérience et je ne suis pas bon en improvisation. J'aime, en priorité, jouer avec mes musiciens ou avec ma guitare en acoustique."
Vous êtes un groupe français qui chante en anglais. Pourquoi l'anglais?
Yoha: "La soul, le blues, le reggae, la funk, le gospel,... la source est anglaise. Quand tu as écouté toute ta vie que ça, tu aimes chanter en anglais! Et je suis parti pendant 4 ans en voyage à travers le monde, et j'ai pu vraiment améliorer et développer mon anglais. Je ne serais pas si à l'aise sans ça! Je respecte l'anglais, j'aime l'anglais et j'aime chanter en anglais. Mais j'aime aussi beaucoup le français et j'y reviendrais petit à petit."
Justement, est-ce possible que vous sortiez des morceaux en français?
Yoha: "On vient d'en enregistrer un. Et il y en aura d'autres!"
Ce titre en français que vous venez d'enregistrer sera sur votre prochain projet ou ça sera un titre inédit?
Yoha: "Il sortira en single, je pense, ce n'est pas une certitude. Ça sera marrant pour le public d'écouter du Yoha and the Dragon Tribe en français! Et je pense que le public pas du tout anglophone appréciera, du moins, je l'espère!"
Est-ce que le prochain projet se prépare?
Yoha: "Oui, on est en pleine préparation de notre nouvel album 'Résilience', qui sortira en 2019."
Si tu dois définir ta musique en quelques mots, quels sont ces mots?
Yoha: "Le fond de mon âme!"
Photo: © Tomer