Elroi Schreiber est né à Cologne en 1991, fils d'une mère allemande et d'un père israélien. Fan de reggae depuis son plus jeune âge et malgré une éducation musicale classique, il décide, une fois ses études terminées, de passer quelque temps en Jamaïque afin de s'imprégner de la culture locale et d'améliorer sa technique vocale. L'ile deviendra rapidement sa deuxième maison, le patois jamaïcain sa nouvelle langue maternelle, et Irie Don, sa nouvelle identité.
C'est donc sous ce nom qu'il nous propose cette année son premier EP, judicieusement intitulé 'ID', une carte d'identité musicale ayant pour but de nous faire découvrir la personnalité de ce nouvel artiste.
On démarre avec 'Ode To Jamaika', un dancehall léger dans lequel Irie Don déclare son amour pour Yard et le dancehall tout en citant Peter Tosh & sa chanson 'The Harder They Come', un court morceau qui sert d'introduction à l'EP, pour enchainer avec 'Kingston Anthem', dédicacé aux danseuses, sur un tempo plus soutenu.
Dans la même vibe, Inti et Chask rejoignent Irie Don pour le très réussi 'Stop', avec son fast-style bienvenu, avant de ralentir le tempo avec le single officiel de cet EP, 'Phenomenal', un slow wine assez ennuyeux (voir vidéo plus bas), pour finir sur le tune hardcore de l'EP, 'Real Don', qui rappelle un peu Million Stylez et son 'Miss Fatty' sur un riddim à la Ward 21.
Plus que son identité, Irie Don nous aura dévoilé son style et ses gouts musicaux, un dancehall frais, des riddims qui claquent, un niveau de qualité et de technique égal à ses confrères jamaïcains, voir même supérieur au niveau du mix final (trop presque), c'est sans doute le côté allemand et perfectionniste du personnage qui s'exprime.
Au final, pas vraiment la déclaration d'identité qu'on nous promettait, les thèmes abordés restant assez légers et impersonnels, mais un EP sympa et dans l'air du temps pour finir l'été.