Dans la programmation reggae du Festival des Libertés édition 2016 se trouvait Alborosie, un nom bien connu du public, tant il a joué dans notre pays. Armé de son dernier album 'Freedom & Faya' et accompagné de son Shengen Clan, il a comblé le public venu en nombre.
Comme je disais, Puppa Albo se produit plusieurs fois par an en Belgique, dans de nombreux festivals, et aussi des événements plus officiels comme le Brussels Summer Festival ou notre Festival des Libertés. Pour éviter l'overdose et l'ennui, j'ai choisi de ne pas courir à chacun de ses concerts, mais au contraire de n'y aller qu'à intervalles de quelques années.
C'est donc avec un grand plaisir que j'ai pu redécouvrir en live ses nombreux classiques comme ce 'Herbalist' avec lequel il entame le show. Son groupe enchaîne les riddims assez rapidement, on perd peu de temps dans ce concert. Alborosie nous propose d'emblée tout une série de sons plus récents comme 'Rock The Dancehall', 'Rocky Road' ou bien ce classique, déjà, du dernier album: 'Poser'.
Le va et vient entre les titres plus anciens et les nouveautés est permanent. On se rend compte rapidement du nombre de big tunes que le singjay sicilien possède maintenant dans son répertoire. Sans trop de jeux inutiles avec le public, il alterne chant et deejay style en une interprétation énergique.
Le Shengen Clan est maintenant un big band : avec trompette et saxophone, deux claviers, deux guitares et deux choristes, sans oublier la section rythmique. Tout ce beau monde maîtrise son art et déroule un tapis musical solide pour Alborosie. Le choriste masculin accompagne admirablement Alborosie sur 'Strolling' qui était à l'origine chanté avec Protoje. Au lieu du style plutôt US de Protoje, le choriste nous la fait en deejay énervé à la jamaïcaine et le morceau sonne carrément plus puissant, le public a réagi énergiquement.
Le seul gros point négatif de ce concert était l'absence de basse. Evasive, renfermée, sans puissance on entendait à peine le bassiste, au point de ne pas toujours reconnaître les riddims. D'ailleurs pendant le petit jeu de présentation des musiciens, le solo du bassiste était quasiment inaudible. Le pauvre n'a recueilli que quelques maigres applaudissements, mais c'était loin d'être sa faute. Un blâme à l'homme au mix...
Plus tard dans la soirée, Clinton Fearon se produisait en concert gratuit à l'étage mais j'étais déjà en route pour une bonne Belgian Dub Community Night à Etterbeek.