Les goûts sont variés sur cet album, tout autant que les producteurs qui y ont participé: entre autres Bizzarri, B-dub, Can-I-Bis, Eleven Beats, Filomuzik, Greezzly, ainsi que les Français de FuryBass et d'Ahoe records. Les vibes sont donc variées, allant de sons plutôt roots comme 'Tek Care' ou 'People A Fight' vers du raggamuffin à l'ancienne: 'She Nah Ready Yet', 'Good Bad Bwoy' ou encore l'excellent 'Bun Til A Morning'. Comme il le déclare dans 'We A Digital', le jeune chanteur apprécie apparemment cette vibe ragga et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il la maîtrise parfaitement. Le flow et les lyrics sont directement inspirés de vétérans comme Burro Banton ou Papa San. Tout comme Alborosie, il aime aussi poser des chansons sur des riddims roots revisités: 'Ragga Music Inna Mi Life' reprend un sample des Gladiotors ('Bellyfull') et 'Respect The Elders' est influencé par l'antique Ba Ba Boom riddim.
La fin de l'album comporte quelques morceaux à tendance plus moderne, avec intervention de l'auto-tune sur des titres dancehall comme 'Money Fi Live' ou 'Gangsta No Good'. Ceci n'amène pas réellement un plus et ne fait que formater la très belle voix de Virtus.
