
By Jah Sky/Fidigaldem
Après avoir conquis le public festivalier belge ( Esperenzah, Dour et Couleur Café) avec leurs deux premiers albums (Micro climat 2006 et Dialogues de sourds en 2008), Danakil est de retour en Belgique dans la salle Orangerie du Botanique pour nous présenter leur dernier opus « Echos du temps » sorti le 18 février 2011.
Après avoir conquis le public festivalier belge ( Esperenzah, Dour et Couleur Café) avec leurs deux premiers albums (Micro climat 2006 et Dialogues de sourds en 2008), Danakil est de retour en Belgique dans la salle Orangerie du Botanique pour nous présenter leur dernier opus « Echos du temps » sorti le 18 février 2011.
Enregistré entre Paris, Kingston et Bamako, cet album évoque le voyage et c'est exactement le message du premier single : « Quitter Paname ». C'est d'ailleurs avec ce morceau que Danakil ouvre les hostilités. Il est 21h15, le concert commence sous les cris et les applaudissements du public , particulièrement motivé pour un mercredi soir. C'est dans cette ambiance de folie qu'il enchaine « Obéir » qui est le deuxième titre phare de l'album. Le public semble déjà conquis. Nous avons en face de nous des musiciens de talents qui mélangent habillement anciennes et nouvelles compositions telles que « La Vie Est Longue », « Résistance » ou encore « Mon Ile » (Micro climat) avec « Tant qu'il y aura » que la foule reprend en cœur, « Le Champs de Roses » et « Les Vieillards » (Dialogues de sourds).
Danakil n'oublie pas de nous faire découvrir leurs nouveautés. Pour cela il était accompagné de NATTY JEAN, chanteur africain, qu'ils ont rencontré en studio au Mali. Cette rencontre a donné naissance à plusieurs combinaisons, « Regards croisés » et ce nouveau mais déjà prometteur morceau « Free », mélange de voix et de style qu'ils maitrisent parfaitement.
Nous en sommes déjà à une heure de concert, et l'ambiance est toujours aussi survoltée. Natty Jean nous livre deux, trois extraits de son album solo. La température ne cesse de monter, il y a une vraie connexion entre les artistes et le public, une communion. Nous avons aussi pu écouter, « Passer », la reprise de « Non, je ne regrette rien ».
Quand soudain une partie, puis toute la salle réclame le titre « Marley ». MARLEY !!!MARLEY !!!MARLEY !!! Ca criait de tous côtés. Lorsque le morceau arrive enfin, le public surexcité, chante acappella le refrain et tout le couplet. C'était dingue, les musiciens et les chanteurs étaient impressionnés . Et ils se sont donnés à fond pour terminer en beauté , avec un rappel à la sauce Dubwise.
Danakil a vraiment mis le feu ce soir et laissé plus qu'une bonne impression aux 450 personnes présentes. Ils semblaient tous ravis, et l'étaient encore plus, quand ils ont pu rencontrer le groupe à la sortie où ils signaient quelques autographes …
J'ai entendu parler de Danakil pour la première fois, en 2006. J'avais adoré leurs premiers CDs, écouté en boucle, suivi les concerts. Donc quand j'ai vu la promo pour leur troisième album, j'ai écouté quelques morceaux sur internet. Je n'avais pas trop accroché. J'étais même un peu déçu : ça se rapprochait trop de la variété française. Mais aujourd'hui ce live m'a convaincu que c'est vraiment un groupe de roots rock reggae.
Ils s'amusent comme des petits enfants, prennent plaisir pendant leur jeu et créent une ambiance magique. Tout ça en délivrant un message militant et conscient : on retrouve la force positive et l'espoir d'un monde meilleur dans leurs paroles.
Danakil est très connu en partie francophone mais la musique ne connait pas de frontière. Leur reggae est universel. Le reggae est universel. Cela vaut la peine de les découvrir que tu sois flamand, wallon, bruxellois, français, africain ou chinois. Leurs bonnes vibes plaisent à tous.

Jah Sky/Fidigaldem
Apr 07, 2011