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The Stalag Man is dead (Winston Riley, 1946-2012) FR/NL

Er sterven in Jamaica niet meer mensen dan in andere vergelijkbare landen. Maar wij – reggae people – kennen wel veel Jamaicanen. Ze houden ons soms al tientallen jaren gezelschap, op vinyl, cd of digitaal. Om maar te zeggen dat dit zoveelste overlijdensbericht geen reden tot somberheid hoeft te zijn. Let us celebrate the music of Winston Riley (en die ene hilarische hit van Erroll Scorcher, ook dead and gone.)

Il n’y a pas plus de gens qui meurent en Jamaïque qu’ailleurs.   Ce qu’il y a c’est que nous, les reggae massive, connaissons beaucoup de Jamaïcains.  Certains d’entre eux nous tiennent compagnie depuis parfois des dizaines d’années, sur vinyle, sur CD ou maintenant en format digital.  Cette énième chronique nécrologique ne doit pas nous rendre sombres ou tristes.  Let us celebrate the music of Winston Riley (de même que ce hit unique et hilarant d’ Erroll Scorcher, qui a lui aussi rejoint son Créateur).

VERSION FRANCAISE

U zou verbaasd zijn hoe vaak de naam van Winston Riley opduikt in de reggaegeschiedenis. De man richtte in 1966 The Techniques op, één van de zoetst gevooisde vocale trio’s die Jamaica ooit gekend heeft. Hij schreef en zong in die tijd onsterfelijke melodieën als Queen majesty, Traveling man en You don’t care, tunes waarvan de bas & drum standard riddims zijn geworden.

In de jaren ’70 ontpopte Riley zich met zijn label Techniques tot een invloedrijke en ook commercieel succesvolle producer. Hij lanceerde The Sensations, de groep van Johnny Osbourne, en maakte een van de eerste dub albums, Meditation dub. Hij scoorde een wereldhit met Double barrell, de funky instrumental van Dave & Ansel Collins. Diezelfde Ansel Collins speelde in 1973 met Soul Syndicate ook orgel op Stalag 17, de trademark tune van Winston Riley, zoals de meeste van zijn producties gemixt door King Tubbys.

Weinig riddims zijn zo vaak gecoverd als Stalag, door de producer zelf dan nog, met als kroon op het werk de twee riddim-LP’s Stalag 17, 18 & 19 en Original Stalag 20 midden jaren '80. Het was Tenor Saw die de original met Ring the alarm nieuw leven inblies en definitief een plaats gaf in de eregalerij van reggaeriddims.

Maar wij onthouden ook andere tunes van Winston Riley, veel te veel om op te noemen. Cornell Campbell, Lone Ranger, General Echo, Sister Nancy, Frankie Paul, Madoo, Tristan Palma: ze hebben allemaal hun eerste stappen in de muziekwereld gezet aan de hand van Riley. In het digitale tijdperk bleef hij de successen aan elkaar rijgen: Boops (Supercat), een version van Feel like jumping, en vroege hits van ondermeer Michael Prophet, Red Dragon, Flourgon, Admiral Tebet, Courtney Melody, Steelie & Cleevie (nog altijd met Frankie Paul), Reggie Stepper…

Erroll Scorcher.jpgEen hitje dat ik nooit zal vergeten, is Roach ina di corner van Erroll Scorcher (1956-2012), ook een productie van Winston Riley, op de toen (1979) razend populaire Real rock-riddim. En laat ook die Scorcher nu overleden zijn. Lang niet zo bekend als de andere namen die in dit trieste verband al de revue zijn gepasseerd maar in mijn reggaegeschiedenis heeft hij alleszins terecht zijn 15 minutes of fame gekregen. Iets meer zelfs, door de opmerkelijke showcase die hij ook nog maakte met Horace Andy.

 

 

 

 

VERSION FRANCAISE

Il n’y a pas plus de gens qui meurent en Jamaïque qu’ailleurs.   Ce qu’il y a c’est que nous, les reggae massive, connaissons beaucoup de Jamaïcains.  Certains d’entre eux nous tiennent compagnie depuis parfois des dizaines d’années, sur vinyle, sur CD ou maintenant en format digital.  Cette énième chronique nécrologique ne doit pas nous rendre sombres ou tristes.  Let us celebrate the music of Winston Riley (de même que ce hit unique et hilarant d’ Erroll Scorcher, qui a lui aussi rejoint son Créateur).

On serait surpris si on devait compter le nombre de fois que le nom de Winston Riley apparaît dans l’histoire du reggae.  Cet homme a fondé en 1966 le groupe The Techniques, un des trios chantants les plus mélodieux que la Jamaïque ait jamais connu.  A cette époque, il a chanté et écrit des mélodies impérissables comme Queen Majesty, Traveling Man et You Don’t Care, des tunes dont les riddims sont devenus des classiques.

Dans les années ’70, Riley a lancé son label Techniques et est devenu un des producteurs les plus influents, et aussi un des plus prospères du moment.  Il a lancé The Sensations, le groupe de Johnny Osbourne, et a aussi réalisé un des tout premiers albums dub : Meditation Dub.  Il a connu un hit mondial avec le titre Double Barrell, pour lequel il a offert à Dave & Ansel Collins un excellent riddim funky. On retrouve ce  même Ansel Collins jouant de l’orgue aux côtés du Soul Syndicate en 1973 quand ils enregistrent pour Winston Riley le célèbre Stalag 17, le tune signature de ce producteur, mixé comme la plupart de ses productions par King Tubbys.

On connaît peu de riddims qui ont été repris autant que ce fameux Stalag.  Le producteur lui-même l’a repris au milieu des années ‘80 en sortant les deux one-riddim albums Stalag 17, 18 & 19 et Original Stalag 20. A cette époque, c’est Tenor Saw qui a redonné un souffle nouveau à ce riddim en enregistrant Ring the Alarm.  Ce qui a fait entrer le Stalag dans le Panthéon des riddims classiques.

Mais il y a tant d’autres productions de Winston Riley qui nous trottent dans la tête, tellement qu’il serait impossible de tous les nommer.  Des tunes de Cornell Campbell, Lone Ranger, General Echo, Sister Nancy, Frankie Paul, Madoo, Tristan Palma.  Tous ces artistes ont fait leurs premiers pas dans le monde de la musique sous la houlette de Riley.  Quand l’ère digitale a pointé le bout de son nez, il a continué à aligner les succès avec par exemple : Boops (Supercat), une version du Feel Like Jumping, les premiers hits de Michael Prophet, Red Dragon, Flourgon, Admiral Tibet, Courtney Melody, Steelie & Cleevie (avec Frankie Paul), Reggie Stepper…

Il y a aussi un hit que je ne pourrai jamais oublier : Roach Ina Di Corner d’Erroll Scorcher (1956-2012).  Il s’agissait là aussi d’une production de Winston Riley sur un riddim qui faisait fureur à l’époque (1979) : le Real Rock. Et voilà que Scorcher est également décédé.  Il était loin d’être aussi connu que les autres précités, mais dans mon histoire personnelle du reggae il a eu ses quinze minutes de succès.  Et même un peu plus, grâce à cet excellent Unity Showcase qu’il a enregistré avec Horace Andy.

Published on 21/01/2012 by Jah Shakespear

Comments

RIP - The music lives on !
Bram - 21/01/2012

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