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The Skatalites: still ready fi party after 50 years! (FR/NL)
FR: Le Depot à Leuven est une salle de concert qui offre au public une sélection très variée de concerts. Quand ils mettent un événement reggae à l’affiche, il s’agit souvent de noms « crossover », qui ont un fort attrait parmi les amateurs d’autres genres. Cette saison nous avons d’abord eu Zion Train (UK) et puis Yellowman. Maintenant c'était The Skatalites.
NL: Het Depot in Leuven is een concertzaal die het publiek een zeer gevarieerde selectie van concerten aanbiedt. Hun reggaeprogramma is vrij « crossover » en dus zeer aantrekkelijk voor een breed publiek. Dit seizoen passeerde Zion Train (UK) en vervolgens Yellowman al. Nu was het de beurt aan The Skatalites.
FR:
Ce 4 mai 2010, le ska était à l’honneur. Du vrai ska dans le style d’origine avec les légendaires Skatalites. Et en ouverture le Freddy Loco and the Gordo’s Ska Band de Charleroi. Sympa d’avoir invité un groupe du sud du pays quand on sait que la Flandre compte quelques bons groupes de ska.
Freddy et son équipe de quadragénaires tournent pas mal sur les scènes wallonnes (Dour 2009) et françaises. A Leuven, ils sont venus présenter un ska de très bonne facture. Mais j’ai trouvé leur son trop policé et la batterie était quand même un peu lourde, un peu trop rock. Si les musiciens sont excellents, il a manqué à ce groupe une dose d’énergie ou un brin de folie pour pouvoir faire bouger le public, qui était en grande partie installé dans les fauteuils du Depot.
En réalité, le public varié, où les vétérans se mêlaient aux étudiants, attendait impatiemment les Skatalites et dès qu’ils ont été annoncés, presque tout le monde s’est levé et s’est avancé vers la scène pour faire la fête.
“I remember the days of Bob Marley… In Kingston Jamaica !” C’est avec ces mots que Lester « Ska » Sterling a commencé le concert. Des mots simples…. Mais pas dénués des sens : d’une manière toute simple, cela nous rappelle que les Skatalites étaient à la fondation, aux racines mêmes de cette musique qu’on aime.
Fondé en 1963 et dissous en 1965 ! Et malgré tout, c’est une page d’histoire, que dire, une ère complète de la culture jamaïcaine que les Skatalites représentent ! Ils sont également une garantie de passer un bon moment et de faire la fête, la mission originale du Ska !
Le concert s’ouvre en classiques, avec entre autres « Ska Bonanza » et « Ball of Fire ». Les Skatalites nouvelle mouture ont vite fait de faire danser le public assez nombreux. Bien qu’il ne reste que deux des membres originaux du groupe sur scène, la qualité d’interprétation reste excellente. Mais je l’ai quand même trouvée un peu trop sage (ils voulaient peut être économiser leur énergie car c’était la première date du mois de mai… et ils ont 21 autres dates de prévues ce mois-ci selon leur site !!!).
Les Skatalites sont maintenant devenus un melting pot. Différentes générations, différentes nations. Les vétérans sont Lloyd Knibb à la batterie et celui qui agit comme leader du groupe et introduit les morceaux : Lester « Ska » Sterling au saxophone.
Ces deux anciens se sont attaché les services de Cameron Greenlee (européen ou américain ?) aux claviers et c’est un Français exilé à New York que l’on trouve à la guitare : Natty Frenchie. Un tout nouveau membre a également été introduit : « Brother Zim » au saxophone. C’est à lui que revient la mission de continuer le travail de Cedric Brooks, qui apparemment ne tourne plus avec le groupe depuis quelques temps. On retrouve à la basse Val Douglas, un vétéran qui joue de sa basse assis, tenant son instrument droit sur sa cuisse… comme s’il jouait de la contrebasse ! (On dirait qu’il n’a pas digéré le jour où on lui a pris sa contrebasse et où on lui a dit de jouer sur cette minuscule basse !).
Une mention spéciale au tromboniste Andrae Murchinson qui nous a délivré d’excellents solos et qui est parvenu plusieurs fois à faire hurler la foule, pas évident pour un tromboniste ! Pour terminer la présentation générale (et je l’espère exacte du groupe tellement les line-up ont changé ces dernières années), il y a Kevin Batchelor à la trompette.
Kevin Batchelor officie également comme chanteur du groupe sur quelques morceaux : « Carry Go Bring Come » et « Rudy (A Message To You) ». Plus tard, il nous a également fait « Rivers Of Babylon », en medley avec quelques chansons traditionnelles et « Simmer Down » des Wailers.
C’est un réel plaisir de voir ce groupe en live. Il y a deux façons d’apprécier : debout sur ses jambes en délirant sur les rythmes ska ou assis confortablement dans les fauteuils du Depot en se régalant des longs solos et improvisations aux cuivres. C’est la deuxième option que j’ai choisie et je crois que je n’avais jamais autant apprécié des solos de trompettes ou saxophone !
Le public est conquis et les Skatalites sans se donner de peine continuent à faire bouger les gens avec des productions de chez Duke Reid (« Latin Goes Ska »,…)
Ensuite se sont enchaînés des titres comme « El Pyssycat », « Guns Of Navarone », l’ambiance n’est pas retombée une seconde.
A un moment donné, Lester Sterling annonce que les Skatalites peuvent jouer autre chose que du ska et nous dit qu’ils vont donc jouer du « dancehall ». Les deux mots sonnent comme des contraires : Skatalites et dancehall ! Ce qu’ils nous offrent alors est une superbe version du Rockford Rock… C’est ce qu’ils appellent du dancehall, lol !
Je ne suis personnellement pas vraiment fan de ska mais j’ai été complètement conquis par ce concert. Sans chanteur de devant de scène, qui comme le fait Toots par exemple, électrifie les massives à l’extrême, les Skatalites réussissent à faire danser les gens pendant plus d’une heure non-stop. Juste grâce à leurs rythmes et à leurs fantastiques solistes.
Avec les nouveaux membres qui ont rejoint le groupe, les Skatalites vont probablement encore pouvoir tourner pendant plusieurs années mais pour combien de temps encore avec les deux derniers membres originaux du groupe ?
NL:
Op 4 mei serveerde Het Depot een echte originele Jamaicaanse ska-avond met de legendarische Skatalites en als warmup Freddy Loco and the Gordo' s, een Ska-and uit Charleroi. Zeer sympathiek trouwens om ook eens Waalse band uit te nodigen terwijl er in Vlaanderen ook wel enkele goeie zijn.
Freddy en zijn team van veertigers doen het niet slecht in Wallonië (Dour) en Frankrijk en in Leuven presenteerden ze dan ook ska van hoog niveau, al klonken ze voor ondergetekende net iets te rock. De voortreffelijke bende muzikanten kon het publiek echter niet uit de luie zeteltjes van Het Depot krijgen. Het was duidelijk dat het zeer gevarieerde publiek - studenten én oudere liefhebbers - wachtte op The Skatalites. Ze veerden dan ook recht uit die zeteltjes bij het horen van de eerste klanken en hadden duidelijk zin in een feestje !
“I remember the days of Bob Marley… In Kingston Jamaica!”, met die woorden opende Lester « ska » Sterling het concert. Heel eenvoudige woorden, maar ze herinnerden ons eraan dat The Skatalites échte foundation is. Zij waren erbij toen het allemaal begon !
Ze startten in 1963 en al in 1965 hielden ze er zogezegd mee op. In 1983 waren er enkele reunieconcerten en in 1986 werd de band officieel heropgestart. Ondertussen zijn we 2010 en staan ze er nog steeds, klaar om te feesten, want The Skatalites blijven een garantie voor een écht ska-feest !
Met de klassiekers « Ska Bonanza » en « Ball Of Fire » krijgen ze het talrijke publiek snel op de dansvloer. Hoewel er maar 2 artiesten van de originele band overblijven, blijft de kwaliteit onbetwistbaar. The Skatalites zijn een mengelmoes geworden van verschillende generaties en nationaliteiten met twee veteranen die de toon zetten en de boel leiden: Lloyd Knibb op de drums en natuurlijk Lester « ska » Sterling op sax.
In mei staan ze maar liefst 22 keer op het podium, waarvan Het Depot de eerste stop was. Of ze zich daarom ook ingehouden hebben, is onduidelijk.
Naast de twee veteranen zagen we een reeks jongere gezichten: toetsenist Cameron Greenlee, een uit New York verbannen Fransman op guitar (Natty Frenchie) en de volledig nieuwe Brother Zim die de zware taak heeft om Cedric Brooks op sax te vervangen. Voor die laatste werd het blijkbaar wat te veel, al dat touren. Iets minder jong en zittend zien we bassist Val Douglas. Je zou zijn basgitaar makkelijk kunnen vervangen door een contrabas ! Een speciale vermelding gaat naar trombonist Andrae Murchinson; met voortreffelijke solo's slaagde hij er verschillende keren in het publiek te begeesteren ! De laatste in rij is Kevin Batchelor op trompet. Na de vele voornamelijk instrumentale nummers trakteerde hij ons met zijn stem op enkele bekende ska-tunes : « Carry Go Bring Come », « A Message To You Rudy », « Rivers of babylon » (de originele skaversie welliswaar) en « Simmer Down » van (Bob Marley and) The Wailers.
Het was weer een waar genot deze groep live aan het werk te zien. Je kon kiezen, ofwel beleefde je gans het spektakel op de dansvloer, ofwel in de zeteltjes van Het Depot. Ondergetekende koos voor het laatste en liet zich daar verwennen door de ellenlange solo’s van trompetten en saxofoons. Zalig !
Het publiek was duidelijk mee en met Duke Reid’s « Latin Goes Ska » en aansluitend « El Pussycat » en « Guns Of Navarone » kon de sfeer niet meer stuk. Lester kondigde op een bepaald moment aan dat The Skatalites zich ook wel eens aan dancehall durven wagen. Dancehall en The Skatalites, dat klonk als een tang op een varken eigenlijk, maar « Rockford Rock » werd subliem uitgevoerd en voor hen was dit dus hun vleugje dancehall (lol).
Ondergetekende is niet echt een grote ska-fanaat, maar werd niettemin volledig door dit concert betoverd. Zonder een echte front-zanger, die zoals Toots het publiek in vuur en vlam zet, sloegen The Skatalites erin het publiek meer dan een uur lang aan het dansen te houden. Het ritme en de solisten waren gewoonweg onweerstaanbaar.
De nieuwe leden van de groep verzekeren de toekomst van de band maar ik vraag me wel af hoe lang die originale veteranen dit nog kunnen volhouden. Sterk werk !
Published on 06/05/2010 by Irie Nation
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